Afrique de l'Ouest: Rencontre de Pau sur la lutte contre l'insécurité au Sahel - Le sommet de la clarification

Une patrouille mixte de la force française Barkhane et des Fama, l'armée malienne, dans les rues de Ménaka (photo d'illustration).
4 Décembre 2019

« Je ne peux ni ne veux avoir de soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l'ambiguïté persiste à l'égard de mouvements anti-français, parfois portés par des responsables politiques », a déclaré, hier, 4 décembre 2019, le président français, Emmanuel Macron, à l'issue du sommet de l'OTAN qui s'est tenu à Londres en Angleterre.

Et dans la foulée, le chef de l'Etat français a annoncé une rencontre avec les dirigeants des pays membres du G5 Sahel, le 16 décembre prochain, à Pau, en France.

Ce sera donc l'occasion pour le successeur de François Hollande, d'assener ses vérités à ses pairs du Sahel où sont mobilisés 4 500 soldats français et de réclamer un appui clair et sans ambiguïté face à la montée du sentiment anti-français.

Car le moins que l'on puisse dire, c'est que le président français donne l'impression d'en avoir gros sur le cœur, tant son pays, en dépit de son engagement au Sahel, est récompensé en monnaie de singe.

En témoigne la clameur qui monte chaque jour que Dieu fait, contre la présence des troupes françaises dans la bande sahélo-saharienne où pas plus tard que le 25 novembre dernier, ont péri 13 soldats tricolores dans la collision de deux hélicoptères à Menaka.

La rencontre de Pau permettra à Macron et ses alliés du Sahel de mettre les points sur les i

Peu avant le président français, c'est le chef d'Etat-major général des armées françaises, le général François Lecointre, qui ne cachait pas son agacement face aux accusations dont la France fait l'objet depuis peu au Sahel, en l'occurrence au Mali et au Burkina Faso, pour ne pas les nommer où des voix et pas des moindres se sont élevées pour demander le départ des soldats français.

Pourtant, il faut avoir le courage de le dire : la France, quoi qu'on puisse en dire, est plus que tout autre puissance, engagée aux côtés des pays membres du G5 Sahel dont les Forces de défense et de sécurité sont harcelées à longueur de jour et de nuit par les différents groupes armés dont certains disposent d'une puissance de feu redoutable.

C'est dire donc que si la France venait à quitter le Sahel, les souverainistes et autres panafricanistes revendiqués pourraient avoir le sommeil trouble, tant nos armées locales semblent débordées face à l'ampleur de la menace.

En tout cas, la rencontre de Pau a toute sa raison d'être en ce sens qu'elle permettra à Macron et ses alliés du Sahel de mettre les points sur les i.

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