Congo-Brazzaville: Lutte contre le SIDA - La route est encore longue

Le constat a été révélé par des organisations de la société civile, à l'occasion d'une conférence-débat qu'elles ont animée, le 4 décembre à l'Institut français du Congo de Brazzaville, sur le thème « Les organisations de la société civile font la différence ».

En rapport avec la Journée internationale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, La Croix Rouge congolaise et son homologue française, ainsi que d'autres acteurs œuvrant dans la lutte contre cette maladie, sont intervenus tour à tour sous la coordination du Dr Marie Francke Puruehnce, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le sida. La conférence-débat organisée par l'association Serment universel, en partenariat avec l'ambassade de France au Congo, a eu pour but de mettre en valeur les actions de la société civile congolaise dans le combat contre ce fléau, de partager les expériences des différents acteurs et d'adopter des recommandations pour améliorer l'action des organisations de la société civile congolaise à cet effet.

Selon les intervenants, parmi les personnes les plus touchées par le VIH/ sida, il y a des hommes qui font des rapports sexuels entre eux et les professionnels du sexe. Ces personnes, s'estimant socialement marginalisées, sont confrontées à des diverses atteintes aux droits humains qui les rendent plus vulnérables au VIH.

Tenant compte des situations complexes auxquelles elles sont confrontées, certaines actions ont été menées. Entre autres, une enquête sur les violences et discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et les questions du genre au Congo, en 2017. Cette étude a permis d'identifier plusieurs formes de violences dont certaines personnes sont victimes, notamment les violences psychologiques et physiques, le refus de prise en charge par les parents, le blocage dans l'accès à la justice; l'exclusion au lieu des activités vivrières, la négligence aux soins médicaux...

L'implication des organisations de la société civile est importante dans cette lutte, ont laissé entendre les orateurs. Il y a quelques années, ont-ils dit, la population clé n'avait pas d'espace pour tenir ses réunions, n'étant pas acceptée officiellement, jusqu'à l'adoption, en 2011, de la loi protégeant les personnes vivant avec le VIH. Aujourd'hui, ont-ils poursuivi, la route est encore longue même si un bon chemin a été parcouru.

La célébration de la journée dédiée à la lutte contre le sida est une opportunité pour consolider tous ces atouts et aller de l'avant pour protéger davantage cette communauté, ont souligné les conférenciers. Ils ont indiqué qu'en 2012, une prévalence de 21% a été enregistrée, qui est passée à 41,2% en 2018. « On ne peut prétendre faire de la lutte contre le VIH sida en mettant ces communautés à l'écart », ont-ils laissé entendre.

Pour la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le sida, il y a urgence de mettre en place une stratégie concernant la prévention. S'agissant de l'objectif 90 90 90, les intervenants ont faire savoir qu' il y a encore beaucoup à faire.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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