Congo-Kinshasa: Lutte anti-corruption - Un atelier de formation à la gestion axée sur le résultat

La formation a été organisée, du 25 au 30 novembre, à Kinshasa, par la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco), à l'intention de l'ensemble de son personnel et d'autres acteurs oeuvrant dans le secteur.

La Licoco est engagée depuis plusieurs années dans la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo, en quête de porter des changements systémiques majeures au pays, dont la finalité est l'amélioration effective des conditions de vie des milliers de citoyens. Quoi donc de plus normal que de renforcer de manière continue la capacité du staff de l'organisation commis à cette tâche. C'est dans cette optique que la Licoco a organisé un atelier de formation sur la gestion axée sur le résultat (GAR). Les agents et membres du conseil d'administration de la Licoco ont bénéficié des connaissances nécessaires sur la GAR, afin d'être encore mieux outillés dans leur croisade contre la corruption. Cette session de renforcement des capacités a été organisée grâce à l'appui technique et financier de l'ambassade du Canada en RDC.

Durant cinq jours de formation, le staff de la Licoco de Kinshasa et ceux venus de l'intérieur du pays, principalement des villes d'Inongo, Muanda et Bunia, ont eu à échanger sur les notions de base de l'approche GAR, telles que la chaîne des résultats, les indicateurs de performances, le cadre logique et le suivi-évaluation de projet. Pour mieux appréhender cette approche, deux groupes ont été constitués sous la conduite du facilitateur. Les participants, répartis dans ces deux groupes, ont travaillé sur deux projets en cours d'exécution sur le terrain par la Ligue. Cette méthodologie s'est avérée efficace pour avoir permis aux participants de lier les notions théoriques à la pratique, en s'assurant que l'utilisation des ressources entraîne inéluctablement les résultats concrets au profit de la population bénéficiaire du projet.

Le secrétaire exécutif de la Licoco, Ernest Mpararo, a remercié vivement l'ambassade du Canada pour avoir pris en charge la totalité des frais d'organisation de l'atelier. Grâce au financement du gouvernement canadien, a-t-il rappelé, la Licoco est en train d'exécuter un projet qui implique les citoyens à dénoncer les pratiques de corruption à travers les centres d'assistance juridique et d'action citoyenne (Cajac) installés dans les zones de mise en œuvre du projet. Et de poursuivre : « Les Cajac favorisent la mobilisation sociale contre la corruption. Et à ces jours, des milliers de Congolais ont bravé la peur, ils commencent à dénoncer les actes de corruption ».

Pour sa part, le chef de la mission de la coopération canadienne en RDC a salué les efforts de la Licoco dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Pour lui, la corruption est comme un grand cancer qui érige les bases de sous-développement dans nombreux pays. Il a exhorté le personnel de la Licoco à ne pas baisser les bras, mais plutôt à poursuivre la lutte, à se constituer en ilot des compétences pouvant aider le pays à relever le défi majeur du chantier de la corruption qui gangrène le pays. Après les mots de clôture, le chef de la mission de la coopération canadienne a remis aux vingt-cinq participants des brevets sanctionnant la formation sur la GAR. Il y a lieu de souligner que le personnel de la Licoco a également bénéficié d'un module de formation sur le genre, une dimension à intégrer dans la mise en œuvre du projet.

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