Gabon: La FNAPHG entre Dénonciation,colère et optimisme

5 Décembre 2019

La Fédération nationale des associations nationales des personnes handicapées moteurs du Gabon(FNAPHG) a animé une conférence de presse le 03 décembre dernier au siège de l'Association Nationale des Personnes Handicapées moteurs du Gabon (ANPHG) située à Nkembo dans le deuxième arrondissement de Libreville.

Les membres de ladite fédération ont profité de la Journée internationale des Personnes handicapées pour renoncer le mauvais traitement et autres actes dont ils sont victimes au quotidien et surtout à la dégradation des droits qui sont les leur.

C'est un 03 décembre 2019 qui ensoleille la capitale gabonaise. C'est aussi la Journée internationale des personnes handicapées. La Fédération nationale des associations nationales des personnes handicapées moteurs du Gabon(FNAPHG) en a profité pour animer sa conférence de presse. Une conférence de presse au cours de laquelle, Rigobert Moussounda, Secrétaire général de ladite Fédération a pris un ton grave pour dénoncer le traitement que subissent les personnes ayant un handicap et surtout la dégradation de leurs droits. Il a d'ailleurs fait le rappel que le Gabon avait été auditionné à Genève les 21 et 22 aout 2015 par le Comité des droits des personnes handicapées et des engagements avaient été pris par le gouvernement de la république.

Le Secrétaire général de la Fédération nationale des associations nationales des personnes handicapées moteurs du Gabon(FNAPHG) constate pour le regretter que ces engagements n'ont pas été respectés. « Nous assistons à une dégradation de nos droits, à une chosification du handicap et à une animalisation des personnes handicapées. En 2019, nous ne savons plus à qui nous adresser pour trouver des solutions à nos problèmes » lance-t-il entre colère et désespoir.

La Fédération nationale des associations nationales des personnes handicapées moteurs du Gabon(FNAPHG) a le sentiment qu'elle n'est pas écoutée, moins encore considérée par les autorités. La fédération par la voie de son Secrétaire générale souligne que le ministère de la solidarité par exemple, a toujours refusé de recevoir la Fédération nationale des associations nationales des personnes handicapées moteurs du Gabon(FNAPHG) dans son souci de lui soumettre les préoccupations des personnes handicapées. Le ministre de l'Emploi, poursuivra-t-il, a toujours refusé de recevoir la Fédération, recherchant une meilleure prise en compte du travailleur handicapé dans le Code du travail en révision et aussi pour s'assurer de la continuité du travail déjà entamé par son prédécesseur au sujet de la mie en œuvre de l'article 181 du Code de Travail. Les cas sont légions

Poursuivant ses propos, Rigobert Moussounda estime que la situation par lui dénoncée, n'est pas exclusive au budget, elle est valable pour les mairies de Libreville et d'Owendo, de l'Agence national de l'Habitat et de l'Urbanisme. « Aujourd'hui, à tous les problèmes qui touchent au handicap, la réponse reste le mépris, l'indifférence, le rejet, comme si être porteur d'un handicap est synonyme de porter la peste, la lèvre, toutes ces maladies dont l'issue et la mise en quarantaine. Mais posons-nous la question de savoir qui est handicapé et qui ne l'est pas ? » questionne-t-il et invite chacun personne à y répondre.

En 2019, nous informe-t-il que les droits des personnes sont violés à tous les niveaux : « le droit des enfants handicapés à l'éducation qui n'est pas garanti malgré l'existence des lois, le droit de travailler, l'accessibilité, le droit d'accès au transport, de participer aux élections, l'accès au bureau de vote, le respect de la confidentialité du vote... » sont autant chose mises à nue par le porte-parole des personnes ayant un handicap. Il n'a pas manqué de saluer la solidarité de chacun d'entre eux. Il les appelle à plus de détermination, à l'unité et à l'entraide.

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