Sénégal: Gréve d'avertissement dans les établissements universitaires - Sudes/Esr presse Cheikh Oumar Hanne

5 Décembre 2019

En grève d'avertissement hier, mercredi 4 décembre, dans toutes les universités publiques, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) a décidé de mettre à nu les mesures prises par le gouvernement qu'il qualifie « de recettes totalement désuètes ».

Le syndicat estime en effet que le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (Mesri) persiste dans sa logique sans issue de pilotage à vue de notre système d'enseignement post-secondaire, supérieur et de recherche.

Par conséquent, regrette le Sudes, le déficit d'infrastructures, de personnels, de budgets, persistent, mettant l'université sénégalaise dans un effondrement soudain et catastrophique pour notre pays.

Le syndicat déplore les mesures insignifiantes du ministère comme la création d'une poignée de postes d'enseignants, la construction de quelques salles de cours, de bureaux et une hausse légère des budgets des universités loin de correspondre à l'évolution réelle des effectifs d'étudiants pour maintenir notre système d'enseignement post secondaire, supérieur et de recherche en vie.

Cette situation actuelle, caractérisée par un déficit criard d'infrastructures universitaires et de personnels enseignants, risque de s'enliser à cause, selon le Sudes, des solutions normalement transitoires.

Le Sudes/Esr s'oppose catégoriquement à une reconduction de trop des mêmes recettes du gouvernement.

Pour Oumar Dia, secrétaire général, le Sudes ne cherche pas à aggraver des difficultés déjà réelles mais refuse tout simplement de se rendre complice d'un probable projet de tricherie du ministère et de la direction générale de l'Enseignement supérieur.

Cette politique d'échec de l'élargissement de la carte universitaire est la résultante d'un manque de volonté de l'Etat contrairement à la construction des infrastructures telles que le Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (Cciad), de l'Arène de lutte de Pikine et de l'Arena stadium de Diamniadio.

Pour le Sudes, le gouvernement doit identifier sans délai toutes les infrastructures du gouvernement pouvant accueillir des enseignements comme les bâtiments de l'Université du Futur africain (U.F.A) de Sébikotane et les mettre immédiatement à la disposition des universités et des I.S.E.P du pays.

Le syndicat préconise aussi la création au moins 500 nouveaux postes d'enseignants pour l'année 2019 et 2020 et leur répartition entre les universités et les ISEP.

Le Sudes/Esr n'exclut pas de boycotter des examens et de procéder à la rétention des notes pour faire respecter ses revendications.

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Plus de: Sud Quotidien

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