Congo-Brazzaville: Circulation urbaine - Les habitants des quartiers PK-Mfilou-Moukondo confrontés aux difficultés de transport

Les récentes pluies qui se sont abattues sur Brazzaville ont provoqué un ensablement sur l'axe principal menant aux deux quartiers. Une situation qui a poussé les conducteurs de bus à augmenter inulatéralement leur tarif de 150 à 250 F CFA.

L'état défectueux de la voie est le prétexte trouvé par les transporteurs privés pour majorer de cent francs CFA la course au lieu de cent cinquante francs comme d'habitude, la faisant passer à deux cent cinquante francs CFA. De quoi irriter les habitants.

De la gare routière de PK Mfilou à l'arrêt Gautia, la route sablonneuse et cabossée est demeurée dans un état délabré depuis son tracé, à tel point que les conducteurs se permettent d'entrer dans des ruelles pour éviter les bancs de sable et les eaux pluviales qui envahissent la chaussée.

Au rond-point Mouhoumi, le sable mélangé aux eaux pluviales forment la boue qui fait patiner les véhicules en circulation. De l'arrêt Ravin à l'arrêt Croisement, le sable qui envahit ce tronçon n'épargne pas les habitations et les boutiques se trouvant aux alentours. Une station-service située sur cette ligne est même en voie de disparition.

« En période de pluie, la route PK Mfilou-Moukondo nous montre des réalités pénibles à cause de la dégradation de la voie et de l'augmentation excessive du prix de transport en commun qui varie entre 200 et 250 F CFA et nous sommes obligés de céder aux exigences et caprices des chauffeurs », s'est indigné Arsène Mboungou, habitant du quartier Moutabala, dans le septième arrondissement Mfilou.

Le déplacement d'un point à un autre devient ainsi un casse-tête pour les habitants. La hausse du prix de transport impactant leur revenu.

« L'état des routes à Brazzaville est un vrai casse-tête pour nous. Il est la cause première des demi-terrains et de l'augmentation du prix de transport. Il nous oblige chaque jour à dépenser plus de 1000 F CFA pour nos déplacements de la journée. Cela constitue un coup dur pour nos petites bourses », a déploré un habitant du quartier Ngambio, Farel Souza, invitant la mairie à prendre ses responsabilités.

Notons que plusieurs quartiers à Brazzaville ne sont pas exemptés de ce phénomène de coût élevé du prix du transport en commun en période de pluies. Les quartiers comme Manianga, Ngamakosso, Loukanga, Sadelmi, Congo Chine, Jacques- Opangault, Mayanga et Domaine... subissent les mêmes réalités et les habitants sont plongés dans une situation critique.

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