Ile Maurice: St-Brandon - La mort de Georges le requin provoque la colère

5 Décembre 2019

Georges, le requin-tigre, que les habitués de St-Brandon affectionnaient, a été pêché en début de semaine par un groupe de Mauriciens qui ont ensuite posté la photo sur les réseaux sociaux. Sa mort a fait déferler une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. Même si la pêche est tout à fait légale, les internautes et habitués de St-Brandon sont furieux contre ceux qui l'ont tué seulement pour le fun.

Il avait été baptisé Georges par les pêcheurs. Pesant approximativement 800 livres, il faisait partie des plus gros requins-tigres qui fréquentaient les eaux entre l'île Paul et l'île Tortue à St-Brandon. Toutefois, ce qui le différencie des autres requins, c'est que Georges était considéré par ceux qui fréquentaient l'île comme «amical».

«C'était un requin inoffensif que tout le monde aimait. J'ai été General Manager de St-Brandon pendant 25 ans et je ne l'ai jamais vu faire de mal à aucun humain», se désole Alain Langlois, porte-parole de l'association Les Amis de St-Brandon. Si la pêche est légale, Alain Langlois regrette que le poisson n'ait pas été tué pour se nourrir. «Quand on va sur cette île, c'est pour profiter de la nature et non pas pour la détruire. À quoi ça sert de tuer un requin seulement pour des photos ? C'est de la bêtise humaine.»

Jean-François Pitot, guide de pêches à St-Brandon depuis 14 ans, pense aussi que Georges ne méritait pas d'être tué pour «un rien». Selon lui, il y a certaines règles de bienséance qui existent entre ceux qui fréquentent St-Brandon. «Ce sont des règles qui aident à protéger l'écosystème. Des règles comme ne pas tuer des petites langoustes, tuer uniquement des poissons qui vont ensuite être consommés et que si c'est de la pêche sportive ne pas faire du catch and kill.» Il ajoute que les pêcheurs qui ont ôté la vie à Georges «étaient au courant de ces règles de savoir-vivre mais qu'ils ne les ont pas respectées et que c'est pour cela que les habitués et certains internautes sont en colère».

Au niveau de ceux qui sont montrés du doigt, nous avons pu joindre l'un d'entre eux au téléphone. Cependant, il n'a absolument pas voulu être cité ou encore faire de commentaires à ce sujet. Mais laisse entendre que ses amis et lui n'ont pas agi dans l'illégalité.

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