Congo-Kinshasa: Nord-Kivu - Le recours aux drones souhaité par les spécialistes des NTIC

6 Décembre 2019

Depuis plus de 20 ans, perdure la guerre lancée par le gouvernement congolais contre les forces négatives, entendez les groupes Maï-Maï, les groupes rebelles étrangers ADF-Nalu et FDLR.

Mises sur la balance, les forces armées de la RDC sont nettement supérieures en effectifs en hommes, et sont dotées des armes telles que canons, chars de combat, véhicules blindés.

Avec une telle armada, les troupes loyalistes sont dotées d'une redoutable puissance de feu qui devait susciter la trouille dans les rangs de quelques paysans et des enfants intégrés de force dans les groupes Maï-Maï, et dans les rangs de rebelles étrangers.

Que cette guerre perdure, les Congolais ont de bonnes raisons de se demander comment cela est-il possible. La réponse à cette interrogation lancinante a été donnée par le groupe des députés de l'Est venus soumettre leurs revendications à la présidente de l'Assemblée nationale.

Lors de la visite de réconfort du Président de la République aux habitants meurtris de Beni et de Butembo, victimes des éléments de l'ADF -Nalu, les notables de cette partie du pays lui ont fait savoir les dessous de cette guerre.

Ils ont notamment évoqué le problème des complicités internes et externes. Par complicités, le doigt accusateur est pointé sur certains hauts-fonctionnaires, membres des institutions de la république, les rangs des forces de sécurité.

Par complicités externes, les soupçons ont formulés à l'endroit de certains pays voisins qui curieusement, ne sont pas attaqués, ni les régimes en place menacés d'être renversés au profit de leur opposition politique.

Etrangément, les groupes rebelles étrangers ne font des incursions que dans les territoires frontaliers où ils opèrent des enlèvements, des viols massifs de femmes et de jeunes filles, ainsi que des tueries des habitants censés servir d'indicateurs aux Fardc.

Certains de ces rebelles étrangers sont en connexion avec les groupes locaux Maï-Maï qu'ils approvisionnent en armes, munitions et autres financements moyennant échange avec des minerais. Et surtout, pour entretenir l'instabilité chronique à l'Est de la RDC.

Dans sa ferme volonté de relever le défi d'instaurer la paix et la sécurité, Félix-Antoine Tshisekedi a décidé d'installer à l'Est, l'état-major opérationnel avec des stratèges militaires parmi les officiers de haut rang formés à l'étranger et possédant une grande expérience militaire sur le terrain.

Quelques spécialistes dans le domaine des Nouvelles technologies de l'information et de la communication pensent qu'avec le recours à ces technologies, les rebelles étrangers ne représenteraient plus une menace persistante pour notre pays.

Il en est de même pour les miliciens Maï-Maï. Daniel Shekomba, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, l'a une fois épinglé dans une interview accordée à quelques médias audiovisuels locaux. Il était certain qu'avec l'utilisation des matériels informatiques, on peut venir à bout de cette guerre qui perdure à l'Est.

Sandrine Mubenga Ngalula, professeur de génie électrique à l'Université de Toledo aux Etats-Unis, et PDG de l'entreprise SMIN Power Group et fondateur de STEM DRC Initiative, est persuadée qu'avec un équipement électronique performant, l'on peut détecter la présence des éléments de ces forces négatives à une distance de 3 kilomètres et les localiser dans les forêts et les dunes où ils ont installé leurs bases.

D'autres techniciens informaticiens sont du même avis et pensent qu'avec des drones, la guerre contre les bandes de l'ADF-Nalu relèverait du passé.

On peut se réjouir déjà de la formation de quelques officiers militaires congolais à l'utilisation des drones. Cette formation organisée par la Monusco est assurée par des techniciens du bataillon sud-africain de la FIB.

Aujourd'hui avec l'aide des NTIC, l'on croit qu'avec le système de géolocalisation et autres, les mouvements de tous les groupes rebelles étrangers sur notre territoire, la divagation des miliciens et même la cartographie des sites sous leur contrôle seront suivis au jour le jour, et minute après minute.

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