Madagascar: Suspicion de fraudes électorales - Le HVM demande des enquêtes judiciaires

Le HVM rejoint le TIM dans la dénonciation des fraudes électorales constatées lors des récentes communales.

Le TIM n'est pas seul dans son combat pour des élections justes et transparentes. Hier, le HVM a fait une déclaration où il a exprimé ses inquiétudes face à l'évolution de la situation, marquée ces derniers temps par une escalade verbale entre la CENI et le parti politique de Marc Ravalomanana. Dans sa déclaration, la formation politique de l'ancien président Hery Rajaonarimampianina « dénonce avec véhémence le non-respect du droit fondamental du citoyen à exercer son vote dans un environnement électoral digne et observant strictement toutes les dispositions des textes en vigueur », « requière l'ouverture immédiate des enquêtes judiciaires pour identifier et sanctionner tous les responsables de ces violations graves et à répétition, du droit fondamental du citoyen à exercer son vote démocratique », et « réitère le vif appel lancé à tous les citoyens à instamment prendre leur responsabilité pour défendre leur droit fondamental disposé par la Constitution ».

Intérêt supérieur de la Nation. Le HVM rappelle dans sa déclaration qu'à l'issue du 1er tour des élections présidentielles de 2018, « le parti a décidé de garder le mutisme pour ne pas mettre en péril la paix sociale et l'intérêt supérieur de la Nation. [... ] Et lors des élections législatives et communales, le HVM a continué à adopter ce comportement pour le même motif ». « Le parti politique HVM a ainsi profondément espéré à ce que les autorités compétentes prennent les mesures utiles et nécessaires pour endiguer tous ces maux ayant anéanti un bon déroulement du scrutin électoral dans le pays. Malheureusement, bon nombre de citoyens constatent actuellement qu'aucune amélioration n'a été enregistrée dans ce domaine.

Ainsi, ces illégalités, irrégularités, anomalies et abus ont littéralement empiré lors des récentes élections communales et municipales, pour carrément fouler au pied le droit fondamental du citoyen, pourtant clairement disposé par la Constitution », souligne la déclaration. A rappeler que le TIM a demandé la confrontation des listes électorales utilisées aux dernières législatives avec celles émargées lors des municipales à Tana le 27 novembre, mais la CENI s'est déclarée incompétente en renvoyant la balle au tribunal administratif.

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