Maroc: Comment protéger vos données personnelles

Pour protéger les données personnelles, il faut comprendre les conséquences et les usages inhérents aux nouvelles technologies, a indiqué, jeudi à Rabat, le président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), Omar Seghrouchni.

Dans une déclaration en marge de la réunion du groupe de travail sur la gestion des identités relevant du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (RAPDP), M. Seghrouchni a relevé qu'il ne s'agit pas de réglementer la technologie mais d'en comprendre les conséquences et les nouveaux usages qui émergent, en vue de protéger le citoyen au sein de l'écosystème numérique.

Pour M. Seghrouchni, la protection du citoyen passe par l'étude de l'impact de l'intelligence artificielle sur la gestion des identités et sur le risque de manipulation aussi bien commercial, marketing que politique, relevant que "jusque-là, lorsqu'on voulait identifier quelqu'un on lui donnait un titre qui pouvait être une carte nationale, un passeport, etc". Or, la gestion des identités a évolué aujourd'hui avec les technologies émergentes et pour pouvoir identifier une personne "on peut enrichir ce mécanisme d'identité par des biométries, des reconnaissances faciales, des reconnaissances vocales entre autres", a-t-il ajouté.

De son côté, la présidente du RAPDP et présidente de la commission de l'informatique et des libertés du Burkina-Faso, Marguerite Ouedraogo Bonane, a noté que "la question de l'identifiant unique nous a permis de réfléchir sur comment sont identifiées les données personnelles de nos concitoyens". Selon Mme Ouedraogo Bonane, les entreprises et les administrations recueillent d'énormes bases de données à ce sujet. "L'important est de savoir comment elles sont conservées et manipulées", a-t-il estimé, s'interrogeant sur les enjeux qui entourent l'identifiant unique.

Outre la CNDP, le groupe de travail est composé des autorités de protection de données personnelles du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d'Ivoire, du Gabon et du Mali. Il permet à ses membres d'une part, d'établir un état des lieux des pratiques en Afrique, des risques encourus et des dispositifs de protection dans le continent, et d'autre part, de définir une feuille de route africaine pour que les dispositifs de gestion des identités soient davantage protecteurs de la vie privée et des données personnelles.

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