Seychelles: Le pays utilisé comme lieu de largage de ballons pour comprendre les changements climatiques

Les chercheurs français et américains veulent savoir si la présence de l'eau dans la stratosphère a un lien avec le réchauffement climatique.

Ils veulent comprendre comment la vapeur d'eau et quelle quantité passent de la troposphère à la stratosphère, qui se situe à plus de 20 km de la surface de la terre.

Pour cette étude, qui s'appelle Stratéole-2, les chercheurs expliquent que l'emplacement des Seychelles près de l'équateur et un lieu idéal car, il y a les conditions métrologiques parfaites pour que les ballons atteignent leur altitude sans encombre.

« On observe des variations du contenu de la vapeur d'eau dans la stratosphère avec une augmentation au cours de ces dernières années qui seraient notamment dus au réchauffement ... et qui permettrait à plus d'eau de rentrer dans la stratosphère » a dit à la SNA Albert Hertzog scientifique au Centre National d'Etudes Spatiales.

Pour l'instant, les chercheurs ont lancé 6 ballons, qui seront placés entre 18 000 et 40 000 mètres.

En tout le projet Strateole-2, qui regroupe des centres de recherche français et américains, a prévu de lancer 20 ballons.

Ces ballons, qui sont gonflés à l'hélium, transportent plusieurs capteurs qui vont scruter les différentes variations à de très hautes altitudes, et permettre aux scientifiques de créer des simulations pour faire des prévisions météorologiques.

Pour lancer les ballons, les chercheurs prennent beaucoup de précautions, pour empêcher de contaminer les ballons, avec la moindre goutte d'eau.

Les lâchés se font de nuits pour éviter tout danger avec les avions, et ils se font en novembre quand c'est la période hivernale dans l'hémisphère nord.

« Cette période nous intéresse parce que c'est le moment de l'année où la température dans cette région est la plus froide... et l'on va s'intéresser à la formation des nuages » a dit Albert Hertzog.

Les ballons vont rester en altitude pendant 4 mois et faire le tour du monde à plusieurs reprises tout en restant sur une orbite autour de l'équateur.

Les premiers résultats vont prendre du temps puisque les mesures vont durer jusqu'en 2025.

C'est la deuxième fois que les scientifiques effectuent des opérations depuis les Seychelles, la première a eu lieu en 2010.

Le coût du projet qui rassemble des chercheurs de plusieurs pays s'élève à 30 millions d'euros.

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