Algérie: Les candidats à la présidentielle tenus d'observer le silence électoral à partir de lundi

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a convoqué dimanche le corps électoral pour l'élection présidentielle dont la date a été fixée pour le 12 décembre 2019.

Alger — Les cinq candidats à l'élection présidentielle du 12 décembre sont tenus d'observer la période de silence électoral qui débutera lundi, soit trois jours avant la date du scrutin, conformément à la loi organique portant régime électoral.

En effet, aux termes de l'article 173 du code électoral, et "sauf le cas prévu a l'article 103 (alinéa 3) de la Constitution, la campagne électorale est déclarée ouverte vingt-cinq (25) jours avant la date du scrutin" et "s'achève trois (3) jours avant la date du scrutin" ou "deux (2) deux jours en cas d'organisation d'un second tour".

Selon l'article 174, "nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période prévue à l'article 173 de la présente loi organique".

En outre, l'article 181 stipule que "la publication et la diffusion de sondages portant sur les intentions de vote des électeurs et les côtes de popularité des candidats, à moins de soixante-douze (72) heures à l'échelle nationale et cinq (5) jours pour la communauté nationale établie à l'étranger, avant la date du scrutin, sont interdites".

Les différents acteurs participant au processus électoral ont signé avant le début de la campagne électorale une charte d'éthique des pratiques électorales, élaborée par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

En vertu de cette charte, ils s'engagent à respecter les dispositions légales interdisant aux candidats ( MM. Abdelaziz Belaid, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Abdelmadjid Tebboune et Azzedine Mihoubi) de faire campagne par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, en dehors de la période légale, notamment durant la période de trois jours précédant le jour du scrutin.

Le respect de la période de silence électoral concerne également les médias nationaux audiovisuels, de la presse écrite et électronique.

La charte contient les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral. Elle est fondée sur le respect "profond et durable" du processus démocratique et sur l'observation des lois et textes subséquents qui codifient les règles des élections et des campagnes électorales.

Le président de l'ANIE, Mohamed Charfi, avait indiqué que l'instance "n'avait relevé aucun dépassement" depuis le début de la campagne électorale, appelant toutes les parties à "adopter le civisme sans le recours à la violence, en dépit des différents points de vue au sein des composante de la société".

Charfi a relevé que "les partisans du boycott ont le droit d'exprimer leur opinion sans toutefois porter atteinte aux droits des autres et leur intérêt à participer aux élections".

Le dernier week-end de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre a été marqué par un débat télévisé réunissant les cinq candidats en lice, qualifié d'"historique et de première en Algérie" par des titres de la presse nationale.

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