Congo-Kinshasa: Doit-on changer les mandataires des entreprises publiques après l'alternance du 24/01/ 2019, sans les évaluer ?

opinion

Importante et intéressante est la question. Cette dernière nécessite que nous tournions notre langue sept fois avant d'y répondre. Mais avec l'exploitation rationnelle de l'article 23 de la Constitution de la République Démocratique du Congo l'inquiétude n'est plus de mise.

En mettant en valeur le contenu de cet article, il y a lieu de dire que cette interrogative réflexion mérite d'être faite par les Congolais que nous sommes, après le sage partage des postes ministériels intervenu au niveau du Gouvernement national entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le Changement (CASH). Et en dépit des querelles de positionnement dictées par certains membres insatisfaits de la coalition qui cherchent sournoisement des stratégies de division négative qui militeraient en faveur de leurs intérêts personnels et égoïstes, au détriment des intérêts du peuple congolais, il y a lieu de réfléchir davantage sur ce qui doit être fait pour que soit bâti un Congo démocratique plus beau qu'avant dans la paix, dans toute sa diversité.

D'où la nécessité de mûrir cette situation de partage des entreprises et établissements publics qui se pointe à l'horizon, afin d'éviter leur politisation qui est souvent la source de leur mégestion dictée par la satisfaction des membres de partis politiques à la recherche des postes. Si on ne fait pas attention, on risquerait de « déshabiller Saint Pierre pour habiller Saint Paul ». Nous sommes tous d'accord pour qu'il y ait changement dans ce pays. Mais qu'il soit conditionné par certains critères comme la compétence, la méritocratie, la probité morale, l'amour du prochain, la sagesse, l'expérience professionnelle, le patriotisme, le nationalisme, l'affectio societatis, et autres.

Vouloir faire le changement, c'est bien. Mais faire le changement justifié et justifiable, c'est mieux. En ce moment de coalition CASH/FCC, le changement des mandataires des entreprises et établissements publics s'avère nécessaire si pas indispensable. Pour éviter les suspicions inutiles et l'impression de vouloir appliquer la politique de « ôte-toi de là que je m'y mette » les mandataires en place mériteraient d'une façon ou d'une autre une évaluation objective de leur gestion respective, afin de les sanctionner positivement ou négativement dans le cadre du changement de mentalités tant attendu actuellement en République Démocratique du Congo, ce patrimoine commun qui n'est pas celui de la seule classe politique.

Et pour les nouveaux mandataires des entreprises et établissements publics à promouvoir, il serait mieux qu'après leur nomination leurs curriculum vitae, et surtout leurs itinéraires professionnels soient communiqués au peuple congolais appelé à se faire une idée exacte sur le changement intervenu.

Pour que ce changement conduise cet Etat dit de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu'est la République Démocratique du Congo au meilleur puits de la récolte à l'horizon 2023, la solution la mieux indiquée serait celle de l'exploitation rationnelle de la devise de notre pays qui est « Justice-Paix-Travail » par tout ancien ou nouveau mandataire qui aura répondu aux critères qui doivent être pris en considération pendant cette période de préparation de mise en place de ces autorités politico-administratives, de préférence au début de l'année 2020. Ce qui permettrait à ces mandataires en fonctions d'être sanctionnés objectivement.

Mais ce changement serait utile pour le peuple congolais si chaque mandataire pouvait intérioriser les valeurs contenues dans notre devise qui est « Justice-Paix-Travail » et de son hymne national le « Debout Congolais ».

La nécessité de changer un grand nombre de mandataires des entreprises et établissements publics de notre pays est incontournable, au vu du climat mal sain qui règne à leur sein. Pour l'atterrissage en douceur de la coalition CASH-FCC en 2020 où elle sera jugée au résultat, en dépit de leurs querelles internes, cette coalition a intérêt à encadrer ses mandataires pour qu'ils se débarrassent des éventuelles antivaleurs qui les hanteraient et qu'ils travaillent pour l'amélioration des performances dans les domaines de l'exercice de leurs fonctions. Le changement, c'est surtout servir ce peuple, avant de se servir. S'y conformer serait la meilleure façon de prendre le plus bel élan en 20219 pour bâtir un Congo démocratique politiquement et socialement plus beau qu'avant dans la paix, d'ici 2023.

Professionnel de médias avisé/RTNC-KINSHASA

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