Madagascar: Rock - Lokomotiva et Martu Gass tout simplement monstrueux

Lokomotiva continue de graver de son empreinte le rock malgache.

Impossible de parier sur la fin du rock malgache, un de ces quatre matins. A en croire ce qui s'est fait au Point d'Exclamation Lounge Bar Analakely samedi, concert de Lokomotiva, de Martu Gass et quelques invités. Ce genre musical et leurs adeptes est ce qu'il y a de mieux en terme d'ambiance. Tout d'abord, tous les types morphologiques étaient représentés : asiatique, bantou, même un caucasien flanqué d'un tee-shirt à l'effigie « Hell fest ». Ensuite, le savoir-vivre et respect mutuel. Malgré certains personnages solitaires à la dégaine peu recommandable ou des patibulaires couverts de tatouages... tout le monde se respecte.

Il faut tout de même l'admettre, cela ne se retrouve pas chez les autres rassemblements des autres genres musicaux. Sur scène, ce concert a été le mélange des anciens, la génération '80 et des jeunes avec des rock bands comme Ziv, Metal D et Volkano. Des révélations confirmant la bonne santé du métal malgache. Le guitariste de Ziv est une tuerie. Metal D impressionne par sa maturité et Volkano n'a fait que confirmer son talent, avec une musique intelligente et tonitruante. Mais tout le monde attendait surtout les premières notes de Lokomotiva et Martu Gass. Ces anciens, encore assez fringants, pour prouver sans le vouloir que le chemin est encore long pour ces jeunes.

« En plus de vingt ans de musique, notre amour, notre dévotion et notre volonté pour cette musique est resté intacte. Aujourd'hui avec les nouvelles technologies, cela a amélioré beaucoup de choses. Avant, au niveau des sons c'était assez délicat », avance Mao Lokomotiva en faisant un petit bilan du parcours de Lokomotiva. Le rock band va également sortir un nouvel album d'ici peu. Sur scène, il se lance sur « Biby », traduit par animal, un titre ancien. Dans la tradition métal, les textes ne sont pas là pour caresser dans le sens du poil. « Nous évoquons la vie actuelle, elle rend bestiale », explique Mao Lokomotiva. Le summum de leur prestation est atteint avec le titre « Nofy ratsy », la boucle est bouclée.

Ensuite, c'est au tour de Martu Gass d'entrer dans la danse. Dans une salle déjà chauffée à blanc, la bande à Deba, l'un des meilleurs guitaristes de rock de sa génération s'amène. « Vers 1986, nous étions quatre frères à former ce groupe. Nous avons tout essayé, le rock'n'roll, le rock FM... Bref tout, mais ensuite on s'est tourné vers le thrash », fait-il savoir. De « Survivor » à « Republika », une chanson qui pourrait risquer la censure si elle est diffusée au grand public. Pour résumer, la vie était dure du temps où elle a été écrite, les paroles semblent être encore d'actualité, voire plus, en ces temps.

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