Sénégal: Plaidoyer pour une baisse des émissions de gaz à effet de serre

 Le directeur de l'Exploitation à l'agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (ANACIM), le Dr Ousmane Ndiaye, a invité la communauté internationale à s'accorder sur les engagements de respect des émissions de gaz à effet de serre à 2°C.

"Des simulations de 2015 à 2100 nous ont permis de savoir qu'avec une augmentation de la température d'1,5°C en moyenne, plusieurs villes vont disparaitre", a indiqué le scientifique, intervenant, dimanche, en marge d'une présentation sur l'assurance agricole et les données scientifiques.

"Les modèles climatiques du groupe intergouvernemental des experts sur l'évolution du climat (GIEC) sont les meilleurs moyens à partir desquels, des simulations sur le climat sur le futur" peuvent se faire, a dit Ousmane Ndiaye, membre de cette structure.

D'après lui, "si on s'engage à 2°C, beaucoup de pays vont s'engager davantage à faire beaucoup plus d'efforts sur le plan économique". "Il faut savoir que plus on pollue, plus on est en croissance car les pays qui polluent le plus sont les plus développés", a fait constater M. Ndiaye.

Cependant, a-t-il déploré, ceux-là ne veulent pas entendre parler de réduction de 2 ou 3°C de leurs émissions. "Ils se sont battus pour dire qu'il faut augmenter la température à 3°", a-t-il fait savoir.

De fait, une forte mobilisation s'est faite pour trouver un compromis après plusieurs discussions. A ce propos, des simulations ont été faites pour prouver que l'on peut arriver à 2°C. Ainsi, il a été retenu les 2°C et trouver des alternatives notamment, développer des énergies renouvelables.

Par ailleurs, il faut en faire "un problème de développement", de "survie de l'être humain", a-t-il estimé.

"C'est pourquoi, les Contributions déterminées nationales (CDN) ont été introduites pour que tous les pays s'engagent à tel nombre de gigatonnes. Le juste milieu est que tout le monde s'engage à une réduction de ces gaz à effet de serre", a-t-il dit.

"C'est ce que l'on appelle atténuation (....)", a indiqué, Ousmane Ndiaye.

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