Congo-Kinshasa: Violation des droits de l'homme - L'Union européenne révise les sanctions infligées à certaines autorités congolaises

Selon des sources diplomatiques, seuls deux proches de l'ancien-président de la République, Joseph Kabila, notamment l'ex-ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, et l'ex-numéro 2 de l'Agence nationale de renseignement, Roger Kibelesa, ont bénéficié de la révision, en attendant le dévoilement de la liste définitive, ce 10 décembre, à la fin des travaux, à Bruxelles.

L'Union européenne (UE) a annoncé sa décision de réexaminer les sanctions infligées à certains proches de l'ex-président Joseph Kabila, se tenant prête à les adapter en tenant compte de l'évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC).

Des sources diplomatiques, qui ont indiqué que les noms des bénéficiaires seront rendus publics ce mardi lors de la conférence de presse sanctionnant la fin des travaux, ont cependant cité l'ex-ministre Lambert Mende ainsi que l'ex-numéro 2 de l'Agence nationale de renseignement, Roger Kibelisa, parmi les bénéficiaires.

Une lueur d'espoir pour des personnalités sous sanctions

Rappelons que les quinze personnalités frappées par ces sanctions de l'UE ont sollicité de cette institution et à l'ensemble de ses États membres de les lever. Dans un communiqué du 30 octobre dernier, sollicitant la levée deces mesures restrictives, leurs avocats avaient indiqué qu'elles constituaient, à ce jour, « de véritables peines infligées à leurs clients sans aucun procès », en violation de tous les textes internationaux applicables en la matière. Pour eux, ces sanctions sont non seulement « illégales » au regard du droit de l'UE, mais constituaient également une « ingérence » manifeste de cette structure et de ses pays dans des affaires intérieures congolaises.

La position adoptée par l'UE dans sa réunion qui a débuté le 9 décembre apporterait donc une lueur d'espoir à Ilunga Kampete, Gabriel Amisi Kumba, Ferdinand Ilunga, Celestin Kanyama, John Numbi, Roger Kibelisa, Delphin Kahimbi, Evariste Boshab, Alex Kande, Jean-Claude Kazembe, Lambert Mende, Eric Ruhorimbere, Emmanuel Ramazani Shadary, Muhindo Akili Mundos et Kalev Mutondo, qui croupissent sous ces sanctions. Car, elle rentre dans la ligne droite de leurs revendications et répondraient à ces dernières.

Condamner les violations des droits de l'homme

Au cours de cette même réunion, l'UE a également dit attendre des autorités congolaises de redoubler les efforts dans le domaine de la lutte contre l'impunité. L'institution appelle notamment le gouvernement congolais à traduire en justice les auteurs de « graves violations des droits de l'homme ». « Cela est indispensable pour rétablir la confiance et emporter l'adhésion de la population », a-t-elle précisé, notant cependant que les efforts de l'actuel chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi, dans le renforcement de la coopération en faveur de la paix, constituaient un gage de stabilité et de développement durable.

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