Cameroun: Big Data - Comment en profiter

Une rencontre des experts africains du numérique s'est tenue pendant trois jours à Yaoundé pour tenter de renforcer des stratégies mises en place pour une meilleure utilité du continent.

Organisée par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) avec le concours du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), la réunion régionale africaine annuelle de suivi et d'examen du Sommet mondial sur la société de l'information a drainé de nombreux experts du numérique à Yaoundé. Pendant deux jours, ils se sont penchés sur les problématiques principales rencontrées dans le secteur des TIC et surtout dans la transformation numérique.

L'un des principaux problèmes identifiés, comme l'explique inspecteur N°2 au Minpostel, Windfred Mfuh Kenji est que le Big data, qui est un marché de milliers de dollars, ne profite pas pleinement à l'Afrique. Notamment pour ce qui est de l'accroissement économique. Pourtant le numérique est fortement basé dans ce domaine apprend-on des experts. Ces derniers relèvent aussi que tant que les entreprises n'intègrent pas l'économie numérique dans leur fonctionnement, elles ne peuvent pas être compétitives sur le plan international, d'où l'importance pour l'Afrique de développer ce secteur.

Le Minpostel, Minette Libom Likeng qui clôturait ces assises est du même avis. Selon elle, cette rencontre est d'une importance capitale pour le Cameroun qui pourra bénéficier de la réflexion de ces experts africains. « C'est bien beau d'être connecté et d'avoir Internet, mais que fait-on de ces informations », s'est-elle demandée ? Il est question de capitaliser et de bénéficier de ces données par nos pays, encore que les Tics ouvrent les marchés au niveau international. « Les recherches et la créativité ne peuvent pas se faire sans les données numériques.

Chaque fois que nous allons en ligne, on créée ces données qu'on n'arrive pas déjà à bien capturer, transformer ou exploiter comme il faut, par les star-upper, les sociétés », déplore un expert. Il a donc été question de discuter des stratégies de création, de stockage et de distribution du contenu numérique. Les experts ont aussi pensé à l'aspect confidentiel de ces informations qui doivent être protégées. A cet effet, les participants ont pensé qu'une régulation du secteur s'impose. Des solutions à ce sujet ont également été proposées sur les meilleures pratiques dans ce domaine.

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