Congo-Brazzaville: Projet Lisungi - Huit mille microprojets bénéficient des subventions de l'État

Le Premier ministre, Clément Mouamba, a lancé à Brazzaville, le 10 décembre, le paiement des allocations destinées à des ménages vulnérables. Cette nouvelle phase concerne principalement la ville capitale et le département du Pool.

Les bénéficiaires vont pouvoir initier des activités génératrices de revenus, notamment le petit commerce, les activités agro-pastorales, la pêche, l'artisanat et les services. Le coût d'un microprojet est plafonné à deux cent cinquante mille francs CFA, avec un décaissement en deux tranches sur la base du plan d'affaires des intéressés.Le dispositif de paiement est assuré par la Banque postale du Congo (BPC) qui accompagne également les ménages à travers le conseil psychosocial et financier. D'après le directeur général de la BPC, Calixte Tabangoli, tout est mis en œuvre afin que les conditions d'accueil des bénéficiaires soient optimales au sein de ses agences.

« Le lancement de cette opération est un événement d'une grande portée sociale et économique car nous touchons-là au cœur de l'action sociale en impactant le fléau de la pauvreté. Durant ces cinq jours, les guichets de la BPC procéderont au versement des allocations à environ cinq mille ménages pauvres à Brazzaville, soit sept cent vingt-huit millions francs CFA, à quatre mille cinq cents familles à Pointe-Noire, soit une enveloppe de plus de six cent soixante-quinze millions francs CFA », a fait savoir Calixte Tabangoli.Seize circonscriptions d'action sociale sont ciblées par ce projet de filets sociaux, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire ainsi que la Cuvette, le Niari, les Plateaux et le Pool. Ce programme de réduction de la pauvreté est cofinancé par le gouvernement congolais, la Banque mondiale et l'Agence française de développement.

Des partenaires sur lesquels compte la ministre des Affaires sociales et de l'action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, pour étendre l'assistance aux ménages vulnérables de la Likouala. Mais pour la tutelle, le versement des allocations est avant tout la concrétisation de la promesse du chef de l'État. « Le financement de huit mille projets générateurs de revenus avait été annoncé par le président Denis Sassou N'Guesso, le 29 décembre 2018, devant les deux chambres du parlement réunies en congrès », a-t-elle rappelé.

La ministre a expliqué que le ralentissement qu'a connu le projet à un moment donné était dû, en partie, au lancement des nouvelles procédures d'enregistrement. Il fallait, selon Antoinette Dinga-Dzondo, sensibiliser les ménages enregistrés au Registre social unique(RSU) ; les inscrire au programme des potentiels bénéficiaires au RSU ; réaliser les enquêtes de vulnérabilité aux domiciles des ménages ; sélectionner les bénéficiaires ; valider des projets et former les ménages sur la gestion des activités.

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