Afrique Centrale: Union douanière Cemac-CEEAC - La mise en place en bonne voie

Des experts sont réunis depuis hier à Yaoundé pour finaliser le processus d'unification des douanes des deux communautés économiques.

Les travaux du comité technique sur les questions économiques et commerciales de la rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale se tiennent depuis hier à Yaoundé. Le but de cette rencontre est l'étude de la structure d'un tarif extérieur commun harmonisé en Afrique centrale, mais aussi d'un code des douanes commun. Au terme des travaux entamés à Douala en 2018, de grandes avancées avaient été faites. Hier donc, le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Paul Tasong a présidé au nom du président du Comité de pilotage des communautés économiques régionales en Afrique centrale (Copil/CER-AC), Alamine Ousmane Mey, la cérémonie d'ouverture de ces assises.

L'objectif de cette rencontre qui s'achève vendredi prochain est l'harmonisation des tarifs extérieurs communs Ceeac-Cemac pour aboutir à la construction d'une union douanière de 11 Etats. « Il a été constaté que l'existence côte à côte des deux communautés économiques en Afrique centrale constitue une entrave assez sérieuse au processus d'intégration régionale. Il est donc question de fusionner la Communauté économique des Etas de l'Afrique centrale (Ceeac) et la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) afin d'avoir un marché et des débouchés plus importants pour les produits de ces 11 pays, mais aussi pour permettre à la sous-région de jouer sa partition vers l'intégration économique et régionale africaine », va indiquer Paul Tasong. Pour lui, cette fusion va également permettre aux pays concernés de mieux tirer profit de la Zone de libre-échange continentale. A ce jour, les discussions sont suffisamment avancées. « Il y a des points où des Etats posent un certain nombre de problèmes. Les uns demandent par exemple de fermer l'importation de l'huile de palme dans la sous-région, d'autres demandent que les explosifs soient fermés.

Certains posent les problèmes de véhicules. Il faut fédérer les avis », explique Patrice Libong Badjan, coordonnateur du secrétariat technique Copil Cer-Ac. Au terme des travaux, on devrait donc aboutir à un tarif extérieur commun en Afrique centrale. « Le président de la République du Cameroun a reçu mandat de ses pairs d'harmoniser les politiques et instruments des deux communautés pour aller vers une seule communauté. Ce processus d'harmonisation a commencé par la fusion des deux zones de libre-échange de la Ceeac et de la Cemac. Tout opérateur économique peut partir du Cameroun et aller vendre ses produits en Angola sans payer des frais de douane.», poursuit Patrice Libong Badjan. Les autres étapes consistent en l'union douanière, au rapprochement des cadres institutionnels des deux communautés pour avoir le moins d'institutions possibles.

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