Cameroun: Inquiétude autour d'une recrudescence d'attaques de Boko Haram

Photo: Le Pays
Boko Haram

Selon l'organisation des droits de l'homme Amnesty International, au moins 275 personnes ont été tuées depuis le début de l'année par le groupe jihadiste dans l'Extrême Nord du Cameroun.

Amnesty International s'inquiète d'une recrudescence des attaques de Boko Haram dans l'Extrême Nord du Cameroun. Selon l'organisation des droits de l'homme, au moins 275 personnes ont été tuées depuis le début de l'année par le groupe jihadiste.

Il y a quelques mois, le président camerounais Paul Biya affirmait pourtant que le groupe ne représente plus qu'une menace résiduelle. Mais pour le chercheur d'Amnesty International Fabien Hoffner, les attaques se répètent et la population se sent abandonnée par les autorités.

Des villages, attaqués plus de dix fois en un an, plus de quinze fois pour certains, continuent à se vider à se dépeupler, rappelle-t-il. Par exemple, dans le département du Logone-et-Chari, qui correspond à la partie camerounaise du lac Tchad, on constate « une présence durable, avec des infiltrations, de gens qui ont réussi à contrôler certains pans de l'économie du lac Tchad ».

« Dans les deux autres départements plus à l'ouest, la situation est très brouillonne, avec des raids qui sont quasi-quotidiens, explique encore Fabien Hoffner. Il y a à la fois du pillage, des vols de biens, même des biens de première nécessité, que ce soit des aliments, des chaussures, des vêtements ».

« Les habitants sortent souvent des villages la nuit pour aller dormir dans les zones à l'abri, dans les collines pour éviter justement les attaques nocturnes de Boko Haram, poursuit-il. Ils reviennent le lendemain pour cultiver leurs champs, où ils risquent clairement leur vie et expliquent que les groupes armés issus de Boko Haram sont à quelques kilomètres de l'autre côté des montages et qu'entre eux et ces montagnes, il n'y a personne ».

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