Togo: GVF a sensibilisé et dépisté les réfugiés Ivoiriens du camp d'Avépozo

11 Décembre 2019

Face au VIH SIDA qui continue de faire des ravages au sein des populations réfugiées et des personnes en déplacement à travers le monde, ONUSIDA, le HCR et leurs partenaires dont le GVF (Green Village Foundation) au Togo prennent le taureau par les cornes et s'activent aux côtés des 11761 personnes de plusieurs nationalités sous mandat du HCR et celles en mouvement mixte à travers le pays.

Mardi, appuyée par 18 réfugiés Pairs Educateurs, identifiés et formés en décembre 2018, cette fondation a diligenté une activité de sensibilisation couplée de dépistage à l'endroit des réfugiés du camp des réfugiés d'Avépozo à la sortie Est de Lomé.

Ils ont eu pour tâche de rappeler d'abord au public cible (réfugiés, personnes en mouvement et populations hôtes) les différents enjeux liés aux VIH/Sida et ensuite les amener à vérifier leur état sérologique.

Vu la réticence liée à la peur, souvent constatée chez les uns et les autres à faire volontairement le test de dépistage du VIH/Sida, l'équipe a mis en place des stratégies comme des questions-réponses posées lors des sensibilisations à cette cible qui fait partie des populations clés vulnérables ciblées par ONUSIDA et le HCR, et ces jeux sanctionnés par des prix à offrir pour motiver toutes les autres personnes à participer aux tests qui sont organisés.

Responsable des actions communautaires à GVF, Mme Akoko Kpakpo-Atayi, a justifié le choix de ce camp de réfugiés ivoiriens par le fait qu' « « ils sont une couche de populations très vulnérables, ces réfugiés.

Il y a aussi les cas de populations clés, comme des hommes qui font le sexe avec des hommes, il y a les travailleuses de sexe (les professionnelles de sexe), les consommateurs de drogues... que le PNLS et le CNLS sont en train de dépister maintenant et comme les réfugiés font partie de ces gens, nous avons pensé, le gouvernement en collaboration avec le HCR, l'ONUSIDA et la société civile, ont pris l'engagement de venir vers ces populations vulnérables ».

Dans ses explications, la responsable de GVF a ajouté que cette action, commencée depuis le 03 Décembre dernier, s'inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, célébrée le 1er Décembre de chaque année.

Et ces réfugiés Ivoiriens ne sont pas la seule cible. D'après Mme Kpakpo-Atayi, les autres nationalités de réfugiés (Tchadiens, Centrafricains, Rwandais... ) présents au Togo sont également concernés et sont sensibilisés et dépistés sur d'autres sites dans la ville de Lomé.

Pour ce qui est du message de sensibilisation, elle l'a résumé en deux points, « d'abord faire comprendre aux réfugiés que le VIH aujourd'hui ne tue pas » et donc donner des conseils sur les voies de transmission, les moyens de prévention, et « dire aux réfugiés de ne pas stigmatiser quelqu'un qui est déclaré séropositif ».

Si d'aucuns peuvent se poser des questions sur la suite qui pourrait être donnée à toute personne qui par mésaventure serait déclarée séropositive au sein de cette population de réfugiés GVF a la réponse.

« Il y a un fonds que le HCR et ONUSIDA ont mis à disposition de Green Village Fondation pour accompagner les cas positifs dans leur traitement. Surtout le bilan pré-thérapeutique et la suite de leur prise en charge », rassure-t-on.

Pour information, « aucune méthode ni approche de prévention unique ne peut stopper l'épidémie du VIH à elle seule.

Plusieurs méthodes et interventions (les préservatifs masculins et féminins, l'administration de médicaments antirétroviraux en guise de prophylaxie réexposition (PPRE), la circoncision masculine médicale volontaire, les interventions en faveur des changements de comportement pour la limitation du nombre de partenaires sexuels, l'emploi d'aiguilles et de seringues propres, le traitement substitutif aux opiacés (méthadone par exemple) et le traitement des personnes vivant avec le VIH dans le but de réduire la charge virale et de prévenir la transmission ultérieure du virus) ont prouvé leur haut niveau d'efficacité dans la réduction du risque d'infection à VIH et la protection contre l'infection à VIH.

Malgré la mise à disposition de cet éventail de plus en plus vaste d'outils et de méthodes efficaces de prévention du VIH, de même qu'un élargissement massif du traitement du VIH ces dernières années, le nombre de nouvelles infections n'a pas suffisamment baissé à l'échelle mondiale chez les adultes.

Ainsi, l'objectif de la Déclaration politique des Nations Unies de 2016 sur la fin du sida est de faire passer le nombre de nouvelles infections à VIH de plus de 1,8 million en 2016 à moins de 500 000 d'ici à 2020 ».

L'opération de sensibilisation et de dépistage de GVF en faveur des réfugiés d'Avépozo prend fin le 13 Décembre 2019.

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