Togo: Verre à moitié plein pour Olou Adara !

11 Décembre 2019

Il est depuis le 27 Septembre dernier, le nouveau président de la CTOP (Coordination Nationale des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles). Olou Adara Ayéfoumi, porté à la tête de cette coordination dans une interview à nos confrères du Mensuel « Le Journal Agricole », paru en Octobre dernier, interview que nous nous permettons de revisiter, posait un regard sur l'agriculture togolaise en général.

« Après la crise alimentaire doublée de la vie chère qui ont secoué une bonne partie du monde dont le Togo, les autorités de notre pays, toujours animées par l'intérêt national, ont mobilisé conséquemment les bailleurs de fonds pour soutenir l'agriculture togolaise à travers les programmes et projets.

Nous pouvons dire que sur le plan de la sécurité alimentaire, notre pays respire ; chaque année des excédents sont dégagés. Cependant, la question qui reste sur la table, c'est comment valoriser ces excédents de production ? Au même moment, le problème de productivité demeure solidement.

Nos rendements de production sont toujours très faibles par rapport aux autres pays de la sous-région ; du coup, les produits agricoles togolais, surtout les céréales sont chères sur le marché ; on n'est pas compétitif. A notre avis, il reste un problème de fond à résoudre. C'est celui des semences améliorées.

A ce jour, il y a moins de 20% des producteurs agricoles qui utilisent les semences certifiées ; généralement le kg de maïs est produit à 127 F cfa alors que le cours mondial du kg de maïs tourne autour de 120 F cfa.

Nous n'occultons pas les sublimes efforts pour soutenir la filière semencière maïs, mais il reste beaucoup à faire.

Des efforts supplémentaires et conjugués doivent être menés par l'ensemble des acteurs pour relever le défi de la productivité », c'est l'analyse de situation faite par M. Olou Adara Ayéfoumi et qui doit interpeller tous les acteurs du secteur à redoubler d'effort.

En tout cas, en appelle-t-il « tous les producteurs togolais à être attentifs au contexte actuel ». D'après lui, « notre agriculture doit aller vers la transformation, une agriculture contractuelle orientée vers le marché.

Le producteur doit vendre avant de produire. Les producteurs doivent accepter les innovations. Le Mécanisme Incitatif pour le Financement de l'Agriculture (MIFA) mis en place par le gouvernement doit être une opportunité à saisir à bras le corps par les producteurs et leurs organisations ».

De son mandat à la tête de la CTOP, il entend faire de cette coordination, « une véritable maison du paysan, un interlocuteur crédible vis-à-vis de l'Etat, un véritable fédérateur du mouvement paysan, une plateforme crédible et respectée au sein du réseau ouest-africain des organisations paysannes et de producteurs agricoles (ROPPA) ».

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