Congo-Kinshasa: Gouvernance publique - Martin Fayulu plaide pour l'organisation des élections anticipées

L'opposant qui séjourne encore en Europe a accordé mardi, à cinq jours de son retour au pays, une interview à France 24 dans laquelle il a livré son opinion par rapport à la conduite des affaires de l'Etat en République démocratique du Congo (RDC) sous le leadership de Félix Tshisekedi.

Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 n'est pas allé, comme à ses habitudes, par quatre chemins, pour fustiger la présidence de celui qui fut son ex-challenger. « Il n'y a pas d'Etat. L'Etat est totalement en faillite, les gens qui sont là sur place n'ont pas de légitimité. Ils ne peuvent pas assurer la protection des Congolais », a-t-il lancé sur un ton ferme. Le leader de la plate-forme de l'opposition Lamuka, qui n'a jamais renoncé à son combat pour la vérité des urnes, a réitéré son sempiternel crédo, celui d'être le vrai gagnant de la présidentielle de décembre 2018, « celui que les Congolais ont véritablement élu ».

Face à ce qu'il considère comme une « crise de légitimité » dans laquelle se feutre actuellement la RDC, Martin Fayulu a rappelé son plan de sortie qui gravite essentiellement autour de l'organisation des élections anticipées. Il y est revenu en précisant que « ces élections anticipées devraient être précédées des grandes réformes, notamment de la Céni et de la Cour constitutionnelle ».

Concernant la question de l'insécurité à l'est du pays, Martin Fayulu n'a pas eu sa langue dans la poche. Pour lui, l'insécurité qui sévit dans cette partie du pays est le fait « d'une armée congolaise infiltrée avec des généraux sous sanctions » qui ne parvient pas à stabiliser le territoire national à côté d'une Monusco également frustrée devant son impuissance à ramener la paix dans l'ex-Kivu et ailleurs où ses hommes sont déployés. Il estime que les problèmes d'insécurité, particulièrement à Beni, sont difficiles à résoudre du fait de l'illégitimité qui caractérise les dirigeants actuels du pays. « La population de Beni n'est protégée ni par les Fardc ni par la Monusco », a-t-il indiqué.

Sur la question des violations des droits de l'homme, le leader de l'Ecidé a plaidé non seulement pour le maintien des sanctions de l'Union européenne et des États-Unis contre les personnes à la base de l'instabilité actuelle, mais également pour l'extension de celles-ci aux dirigeants actuels qui se distinguent dans le détournement et corruption comme dans l'affaire quinze millions.

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