Sénégal: Entreprenariat féminin - Des fonds du Padef/Ej cherchent preneurs

12 Décembre 2019

Une ligne de financement islamique de la Bid pour le Projet d'appui au développement de l'entreprenariat féminin et de l'emploi des jeunes (Padef-Ej) d'environ 4,5 milliards de francs Cfa est disponible pour la promotion de l'entreprenariat féminin.

C'est ce qu'ont indiqué, hier mercredi, à Dakar, les responsables dudit projet, lors d'un atelier d'information et de sensibilisation des journalistes économiques du Sénégal.

Le Projet d'appui au développement de l'entreprenariat féminin et de l'emploi des jeunes (Padef-Ej), dépositaire d'une ligne de financement islamique de la Banque islamique de développement (Bid), chiffré à 4,5 milliards de francs Cfa cherche désespérément acquéreurs auprès de ceux évoluant dans des activités génératrices de revenus, la micro-entreprise et des petites et moyennes entreprises (Pme).

En effet, «il ressort qu'après deux ans d'exercice, seuls 183 projets pour plus de 200 millions de francs Cfa, soit 10% du budget consentis, ont été décaissés», a fait savoir, hier mercredi, à Dakar, Mansa Kaly Diontan Oualy, coordonnateur du Padef/Ej, lors d'un atelier d'information et sensibilisation sur la finance islamique à l'attention des journalistes économiques du Sénégal.

A l'en croire, «pas mal d'obstacles disjoignent ce nouveau mécanisme de financement, au nombre desquels l'insuffisance de formation du personnel de la micro-finance, Systèmes de gestion des services financiers décentralisés (Sfd) pour prendre en charge ce nouveau mécanisme de financement, et le manque criant d'informations sur ce qu'est la finance islamique».

Ce que le Padef/Ej entend corriger au mieux des cas pour booster l'absorption assez faible de la ligne de financement, au regard du potentiel féminin à financer.

Bénéficiant d'accord de principe des partenaires, en perspective, dira le coordonnateur, «dans les mois à venir, nous allons booster une bonne proportion des femmes sur la ligne de financement notamment les unités semi industrielles de production d'huile d'arachide, de lait et de produits horticoles», a expliqué M. Oualy.

Toujours selon le coordonnateur du Padef-Ej, «tous les secteurs d'activités conformes avec la charia sont éligibles notamment l'agriculture, l'agro business, l'élevage.

Nous finançons également les personnes physiques et morales... Et le principal but recherché dans ce financement, c'est l'impact réel sur la création d'emplois et de revenus».

Lors de cet atelier, des témoignages de trois promotrices bénéficiaires des financements du Padef/Ej, à savoir Fanta Diédhiou, pour le pressing, Astou Dié, pour la couture et Mariétou Ndoye pour la boulangerie, ont été très élogieux.

Pour rappel, les décaissements se font via trois services financiers décentralisés (Sdf), partenaires chargés de la mise en œuvre des financements type islamique que sont le Cms, Acep et Csa.

Meïssa Aw, spécialiste en management de projets à la Banque islamique de développement (Bid), dira: «Nous voulons que les femmes et les jeunes viennent, avec de bons projets, chercher les financements disponibles pour l'entreprenariat féminin. Faute de quoi, lesdits fonds seront réinjectés ou réorientés ailleurs... ».

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