Algérie: Présidentielle - Scrutin dans le calme, modeste affluence des électeurs dans l'Est d'Alger

Alger — Le scrutin pour l'élection présidentielle se déroulait, jeudi, dans le calme et la quiétude dans l'Est de la capitale, avec une affluence modeste mais croissante des électeurs, a constaté l'APS sur place.

A l'école moyenne d'Abi Dhar Al-Gheffari à Bourouba, le chef de centre, une représentante d'un des cinq candidats à la magistrature suprême, le personnel mobilisé par l'APC pour l'encadrement de l'opération ainsi que les agents de police, présents en force, ont tous souligné que le scrutin se déroulait "dans le calme et la sérénité".

"Le vote se passe normalement, je suis là depuis l'ouverture du centre et j'y resterai jusqu'au à la fin de l'opération du dépouillement. Pour le moment, je n'ai constaté aucune anomalie, l'organisation est bonne et l'affluence est modeste mais croissante", selon Mlle Zerroud Sarah, représentante d'un candidat.

Interrogé pour connaître le nombre des votants au niveau de ce centre auquel sont inscrits plus de 2.000 électeurs, le chef de centre a refusé d'avancer un taux, en précisant que "seule l'ANIE (Autorité nationale indépendante des élections) était habilitée à avancer les chiffres concernant la participation au scrutin".

Selon lui, des membres de l'ANIE étaient présents à ce centre le matin, avant de partir pour aller contrôler d'autres centres de vote.

Rencontrés après avoir accompli leur devoir électoral, des votants au niveau de ce centre se sont dits "fiers" de participer à ce rendez-vous électoral.

"J'ai voté pour le développement de mon pays, pour que mes enfants puissent vivre dans la paix et la prospérité", a déclaré Souad, une mère de 54 ans.

Selon elle, ses deux fils et deux filles, tous des jeunes de mois de 30 ans, ont "tous voté car ils n'ont pas de pays de rechange autre que l'Algérie".

"Nous voulons la paix et la stabilité pour le pays, mais ce sont des objectifs irréalisables sans l'élection d'un président de la République", a indiqué pour sa part Redouane, un fonctionnaire de 46 ans.

Par ailleurs, à l'école primaire Hassen-Badi de Belfort (El-Harrach), le chef de centre, M. Kedouche Sofiane, a fait part d'un "scrutin qui se déroule dans de bonnes conditions et dans le calme absolu".

Vers midi, le nombre des votants avoisinait les 250, sur 5.766 inscrits au niveau de ce centre électoral, selon lui.

Les représentants de deux candidats étaient présents et ont, de leur côté, souligné les bonnes conditions dans lesquelles se déroulent le vote.

"L'affluence des électeurs est assez bonne et le scrutin se déroule dans le calme", a témoigné Mlle Bergui Ghalia, représentante d'un candidat.

Interrogé après être passé à l'urne, Mohamed-Amine, un jeune employé de 30 ans, l'un des rares jeunes croisés au niveau de ce centre, s'est montré très fier pour avoir accompli son devoir électoral.

"J'ai 30 ans et je n'ai raté aucun rendez-vous électoral depuis mes 18 ans. Je vote parce ce que je rêve d'une Algérie meilleure, où les jeunes peuvent avoir dignement un emploi et un logement", a-t-il confié.

Pour Mohamed-Amine, employé chez une entreprise privée avec un salaire de 18.000 DA, "l'incarcération des symboles de la Issaba (bande) a été une motivation supplémentaire pour voter cette fois-ci".

"Les symboles de la corruption ont été emprisonnés et c'est un message fort pour nous les jeunes. Si notre pays combat les corrompus et s'engage dans des réformes qui répondent à nos aspirations, pourquoi chercher à aller ailleurs", s'est-il interrogé.

"Si je vote, c'est surtout pour rester dans mon pays et y vivre dignement", a-t-il soutenu.

Interrogé pour savoir s'il avait pris acte des programmes électoraux des candidats, le jeune homme assure qu'il en a pris connaissance à travers les médias.

Rencontrée au niveau du même centre, Zineb, une retraitée de 60 ans, avance que l'objectif essentiel de sa participation au vote est "son ras le bol quant à la Hogra (injustice) qui règne depuis longtemps en Algérie".

"En 2011, les travailleurs de l'entreprise où je travaillais ont été licenciés dans le cadre d'une opération de privatisation. Aujourd'hui, je perçois une retraite minable qui ne me permet pas de subvenir à mes besoins les plus basiques. J'espère, qu'avec un nouveau président, nous aurons une vie sociale meilleure", a-t-elle souhaité.

Dans la commune de Bab Ezzouar, au niveau de l'école primaire Soummam, l'affluence des électeurs était plus visible.

Vers 12h30, et sur 3.384 inscrits dans ce centre, on signale 464 votants.

Selon Karim Bouakkouk, chef de ce centre, "le vote se déroule dans les meilleures conditions".

Les représentants de trois candidats présents à ce centre ont fait le même constat.

El-Hadja Fatma, une septuagénaire, rencontrée au sortir du centre de vote, s'est dite "révoltée par les tentatives d'ingérence étrangères dans les affaires de nôtre pays".

Pour cette vielle dame, l'élection d'un "bon" président de la République permettra aux "enfants de l'Algérie, émigrés en France et ailleurs, de retourner dans leur pays.

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