Afrique: UNA-OCI - Report de l'élection du directeur général

 L'Assemblée générale de l'Union des agences de presse de l'Organisation de la Conférence islamique (UNA-OCI), qui s'est tenue ce jeudi à Jeddah, en Arabie Saoudite, a entériné la décision du Conseil exécutif, réuni la veille, de renvoyer à une date ultérieure la nomination d'un nouveau directeur général de l'UNA-OCI, a constaté l'APS.

Les membres de l'UNA-OCI devraient en principe procéder ce jour à l'élection d'un nouveau directeur général, après la démission du Djiboutien, Issa Khaireh Robleh. Ce dernier avait pris fonction le 2 juin 2016, en remplacement du Saoudien Ali Ahmad Al-Ghamdi.

Le Conseil exécutif, présidé par Turki Bin Abdullah Al-Shabana, ministre saoudien des Médias, a décidé de prolonger la période de candidature pour le poste de directeur général jusqu'au 25 décembre prochain.

Le but est de permettre aux Etats membres d'avoir suffisamment de temps pour désigner des personnalités qu'ils jugent suffisamment qualifiées pour diriger l'Union.

A cet effet, il a été mis sur pied un comité présidé par le ministre des Médias du Royaume d'Arabie saoudite et composé des représentants de la Palestine, de la Malaisie et de Djibouti, pour recevoir les candidatures des pays au poste de directeur général de l'UNA-OCI.

Les candidats doivent être citoyens musulmans d'un Etat membre de I'OCI. Ils doivent aussi être nommés par le gouvernement de leur pays. Il est exigé également des postulants d'être titulaires d'un diplôme universitaire et d'avoir une bonne expérience dans les médias et leur gestion.

La maîtrise d'au moins de l'une des trois langues officielles de l'Union (arabe, anglais, français) fait partie des critères à remplir par les candidats. Ces derniers doivent en plus posséder une connaissance suffisante d'une deuxième langue et avoir 35 ans au moins et 55 ans au plus.

Les rapports présentés et les débats qui ont suivi ont mis en exergue les difficultés financières de l'UNA-OCI.

Celle-ci souffre du non versement devenu chronique des cotisations des Etats membres de l'Agence islamique internationale de Presse (IINA, créée en 1982), transformée en octobre 2017 en Union des Agences de Presse des Etats membres de l'Organisation de la Coopération Islamique (UNA-OCI).

L'UNA-OCI vise à mettre en évidence le vaste patrimoine culturel islamique, renforcer les liens entre les Etats membres de l'OCI, et développer des liens professionnels et la coopération technique entre les agences de presse de ses Etats membres.

Elle œuvre également à renforcer la prise de conscience des musulmans sur des questions politiques, économiques et sociales.

L'UNA-OCI a également pour objectif de faciliter le processus d'échange d'informations, notamment des articles, des vidéos et des photos, en plus de la collecte et de la distribution des articles pour servir l'intérêt de la Oummah islamique.

Aujourd'hui, l'UNA-OCI fait face à une détresse financière du fait du défaut de versement des cotisations de la majorité de ses membres, situation à l'origine d'une accumulation d'arriérés, selon le rapport de son directeur général sortant Issa Khaireh Robleh. Il indique qu'une bonne frange du personnel de l'Union est d'ailleurs mise en chômage technique.

Toutefois, il souligne que le site Web (qui publie en arabe, en anglais et en français) de l'Union, lancé en octobre 2017, a enregistré un nombre de visiteurs mensuels estimé à 1.350.000. De plus, il est suivi par plus de 100.000 personnes sur les réseaux sociaux, et a en plus une liste de 1.800 abonnés e-mails, dont des particuliers et des institutions.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: APS

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.