Afrique: Marché carbone - Le continent veut des dispositions "claires et précises" à Madrid

 Le groupe africain espère disposer, à la suite des négociations, de règles "claires et précises" régissant les mécanismes du marché carbone, a dit El Hadj Mbaye Diagne, un des négociateurs, membre du comité national changement climatique (COMNACC).

"La réalité, a-t-il fait remarquer, est que le groupe intergouvernemental des experts sur l'évolution du climat (GIEC) indique qu'il est urgent de prendre des mesures radicales pour faire face aux extrêmes climatiques".

M. Diagne s'exprimait jeudi dans un entretien avec l'envoyée spéciale de l'APS à la COP 25 de Madrid sur les changements climatiques, dont la clôture est prévue ce vendredi, dans l'après-midi.

"A Katowice (Pologne), à la COP24, l'ensemble des articles de l'Accord de Paris ont été adoptés et ratifiés. Cependant, l'article 6 relatif au mécanisme de marché carbone reste, aujourd'hui, le point de divergence dans les négociations", a-t-il indiqué, soulignant qu'il y a des avancées "très lentes".

"Cet article très technique ayant des enjeux économiques très importantes entraîne des divergences radicales entre les pays développés et ceux en développement", a expliqué M. Diagne.

C'est en ce sens que l'Afrique a décidé d'une seule voix de se faire entendre au niveau des réunions ministérielles et au plus haut niveau, l'UA, a-t-il fait savoir.

"Il faut reconnaître que lors des négociations, renseigne-t-il, chacun porte sa voix. Néanmoins, le poids économique des pays pèse sur la balance quand il s'agit d'une négociation de cette nature".

Ainsi, au sortir de ces négociations, nous nous attendons que des règles plus précises soient apportées sur ces mécanismes de marché consistant, après que l'ensemble des pays ont pris des engagements de réduction de leurs émissions, le mécanisme de marché permet d'avoir une coopération dans la réalisation de ces objectifs, a plaidé M. Diagne.

Cela veut dire, qu'un pays, quel qu'il soit, peut acheter les réductions d'émission dans un pays autre que le sien pour respecter ses engagements.

"Cela va entraîner des transferts considérables de ressources financières en vue de voir se réaliser des projets propres dans des pays en développement", a t-il dit. De ce point de vue, "nous verrons des règles claires et précises qui régissent ces mécanismes de marché carbone", a aussi indiqué El Hadj Mbaye Diagne.

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