Tunisie: Jemli sollicite une prolongation d'un mois pour former le nouveau gouvernement, soutient que la première période n'a pas été vaine (développement)

Carthage — Le chef du gouvernement désigné Habib Jemli a déclaré, au terme d'un entretien jeudi soir au Palais de Carthage avec le président Kais Saied, avoir demandé au président de la République de prolonger le délai d'un mois, expirant dimanche, pour former le gouvernement.

Jemli a expliqué, selon un communiqué publié par la Présidence de la République, qu'il avait besoin d'un délai supplémentaire, soulignant son souhait que le gouvernement soit formé au plus tôt pour le présenter au Parlement.Le chef du gouvernement désigné, chargé par le président de la République le 15 novembre de former le nouveau gouvernement après avoir été proposé par le mouvement Ennahdha, qui a remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement, a indiqué que l'approche adoptée pour choisir les membres du gouvernement est basée sur les critères d'intégrité, de compétence, de capacité à gérer et d'avoir une vision et une dimension stratégique.

Il a souligné que le nouveau gouvernement sera "celui de tous les Tunisiens, et l'avenir de la Tunisie est la responsabilité de tous les partis politiques, quelle que soit leur appartenance".Jemli a estimé que le mois qui expire dimanche, consacré aux négociations, "n'était pas une perte de temps mais plutôt a permis de fixer les procédures et mettre en place les nouveaux mécanismes et méthodologies de gestion des travaux du gouvernement, ce qui contribuera au succès de l'action de la prochaine équipe gouvernementale".

Le chef du gouvernement désigné avait été chargé par le président de la République le 15 novembre de former le nouveau gouvernement après avoir été proposé par le mouvement Ennahdha, qui a remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement.Selon la constitution, le président de la République charge le candidat du parti ou de la coalition électorale ayant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée des représentants de former un gouvernement dans un délai d'un mois, renouvelé une fois.L'article 89 de la constitution stipule que le gouvernement "se compose d'un président, de ministres et de secrétaires d'État choisis par le chef du gouvernement en consultation avec le président de la république pour les ministères des affaires étrangères et de la défense".

Dans la semaine qui suit l'annonce des résultats définitifs des élections, le Président de la République charge le candidat du parti ou de la coalition électorale ayant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), est chargé de former un gouvernement dans un délai d'un mois, renouvelé une fois. En cas d'égalité de sièges, la désignation du chef du gouvernement se fera sur la base du nombre de voix obtenues.

Lorsque le délai spécifié est dépassé sans formation du gouvernement, ou dans le cas où l'ARP ne gagnerait pas la confiance, le Président de la République tiendra, dans un délai de dix jours, des consultations avec les partis, coalitions et blocs parlementaires pour désigner la personne la plus apte à former un gouvernement dans un délai maximum d'un mois.Et si quatre mois se sont écoulés depuis la désignation du chef du gouvernement et que les députés de l'ARP populaire n'ont pas accordé la confiance au gouvernement, le président de la République a le droit de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections législatives dans un délai de 45 jours et 90 jours maximum.

Habib Jemli n'a pas été en mesure de former son gouvernement au cours de la première période constitutionnelle (un mois à compter de la date de sa désignation), malgré les consultations marathoniennes avec diverses composantes de la scène politique et un certain nombre de personnalités indépendantes et de technocrates.Habib Jemli, avait déclaré être "prêt à toute éventualité, malgré l'avancée des négociations avec les partis qui composeront le prochain gouvernement et le refus de certains d'entre eux le principe de neutralisation des ministères souverains".

Il avait également indiqué qu'il est "déterminé à neutraliser les ministères de la souveraineté" et que le parti qu'il a chargé de former le gouvernement (Ennahdha) "en était convaincu". Il a précisé avoir élaboré un certain nombre de scénarios et de solutions alternatives concernant la prochaine coalition gouvernementale et qu'il poursuivra ses consultations avec les différentes parties impliquées dans la formation de ce gouvernement.De son côté, le chef du gouvernement sortant, Youssef Chahed a indiqué jeudi au terme d'un entretien avec le président de la république que le chef de l'Etat a souligné "la nécessité pour le gouvernement de poursuivre son action jusqu'à ce que le nouveau gouvernement prenne ses fonctions, le but étant de préserver la continuité du service public".

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Tunis Afrique Presse

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.