Congo-Brazzaville: Activités génératrices de revenus - Une panoplie de conseils aux profits de la communauté locale

Le ministère de l’Économie forestière vient de mettre à la disposition de la population établie en périphérie des aires protégées et des concessions forestières un document de référence, dans lequel chaque promoteur trouvera les conseils appropriés lui permettant de développer des activités socialement acceptables, économiquement rentables et écologiquement viables.

Sur les quatorze conseils que propose le document, véritable « boîte à outils », il y est présenté les principaux facteurs pouvant susciter la naissance de l'idée de créer une activité en tenant compte de l'environnement ; les moyens et les différentes institutions qui s'intéressent au financement de ce type d'activités, tout en indiquant les plus propices.

Le document identifie les différents mécanismes de mitigation du conflit homme-éléphant qui sont mis en œuvre ou qui peuvent être développés dans les communautés riveraines des aires protégées et des concessions forestières. L'outil aide à prévenir les initiateurs des projets sur quelques problèmes récurrents rencontrés et comment les atténuer.

« La mise à disposition de cette boîte à outils est la preuve de la volonté du ministère dont j'ai la charge, de changer de paradigme dans le domaine de la conservation et de la biodiversité, en considérant désormais les questions relatives à l'amélioration des conditions de vie des communautés locales et de la population autochtone comme étant une des priorités », a déclaré la ministre de l'Economie forestière, Rosalie Matondo, au lancement de l'atelier de sensibilisation à ladite boîte, le 12 décembre à Brazzaville.

Notons que plusieurs actions pilotes entreprises dans ce cadre, à travers toute l'étendue du territoire national, se sont soldées malheureusement par des échecs notables, en raison de l'absence avérée de capacité et d'un document d'orientation susceptible de garantir leur succès.

« C'est dans cette optique que j'ai instruit les services techniques d'inscrire, dans le cadre des plans de travail annuel conjoints avec le Pnud, une action phare portant sur l'élaboration de cette boîte au profit de cette population », a signifié la ministre.

Pour sa part, le représentant résident du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) au Congo, Maleye Diop, a indiqué que c'est dans le cadre de l'accord que le Congo a signé en 2017 avec son institution en vue de l'exécution du projet « Conservation intégrée et transfrontalière de la biodiversité dans le bassin du Congo », dit Tridom II, que le Pnud a apporté son appui technique et financier pour l'élaboration du document. Selon lui, les objectifs visés par cette réunion de sensibilisation sont à deux niveaux, à savoir vulgariser la boîte, susciter l'adhésion et l'intérêt des décideurs publics et privés. Pour une meilleure appropriation de l'outil, une vulgarisation est envisagée dans les localités du paysage Tridom.

C'est depuis plus de trois décennies que la communauté internationale a mis en exergue le concept des activités dites autrefois alternatives et aujourd'hui génératrices de revenus, en vue de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des communautés établies en périphérie des aires protégées.

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