Sénégal: Finance islamique - La microfinance peut se passer des établissements bancaires pour le refinancement (coordonnatrice du PROMISE)

Diourbel — Les institutions de microfinance qui vont pratiquer la microfinance islamique peuvent se passer des établissements bancaires pour bénéficier des fonds de refinancement, a indiqué la coordonnatrice du Programme national de développement de la microfinance islamique (PROMISE).

"Les institutions de microfinance qui vont pratiquer de la microfinance islamique n'auront pas besoin de passer par les établissements bancaires pour bénéficier des fonds de refinancement", a déclaré, jeudi, Yaye Fatou Diagne.

Elle s'exprimait au cours d'une caravane de sensibilisation sur les opportunités de la microfinance islamique qui bénéficie d'un financement de 47 milliards FCFA.

Le but visé à travers cette caravane est de permettre aux différents acteurs de s'approprier les concepts, la dynamique et la démarche de la microfinance islamique et du PROMISE qui a pour mission d'implanter l'industrie de la microfinance dans le pays, selon les organisateurs.

"Nous avons choisi de porter le plaidoyer pour enlever la tutelle au niveau des systèmes financiers décentralisés (SFD) mais en ce qui concerne la microfinance islamique, cette tutelle n'existe pas", a assuré Mme Diagne.

Avec la microfinance islamique, la marge ne sera pas plus élevée que les taux appliqués par les établissements de microfinance classique qui sont aujourd'hui sous la tutelle des banques, a-t-elle souligné.

Elle a ajouté que le Promise "va mettre un fonds bonifié où les taux avoisinent 0%". "Donc l'établissement de microfinance n'aura pas besoin d'ajouter le taux de 5 à 8% que lui appliquait la banque. On va l'enlever des taux existants", a-t-elle expliqué.

Le programme ambitionne d'accompagner les SFD à mettre en place les canaux de distribution, c'est-à-dire les guichets pour les opérations de caisse, selon Yaye Fatou Diagne.

Au-delà du refinancement, "le programme va travailler à structurer un secteur naissant pour en faire un moteur du financement de l'économie réelle qui mobilise plus de la moitié de la population sénégalaise", a relevé la coordonnatrice du PROMISE.

Ainsi, d'ici la fin de la première phase de son intervention prévue en fin 2024, le PROMISE compte faire accéder au financement 50000 Micro petites et moyennes entreprise (MPME), créer 25000 nouveaux emplois avec 35% de femmes et 25% de jeunes.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: APS

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.