Sénégal: Interdiction de l'animation et de la musique à la FIDAK - La mesure diversement appreciée

13 Décembre 2019

La Foire internationale de Dakar (Fidak) a débuté ses activités. Une ambiance pas comme les autres règne au sein des stands. Selon certains, elle se passe bien et d'autres déplorent par contre l'interdiction de la musique et l'animation.

Il est 16h à la foire internationale de Dakar, les visiteurs semblent perdus par le changement du décor très spécial de la foire. Des panneaux de publicité vous accompagnent jusqu'au niveau des pavillons avec un joli décor. Une seule porte de sortie pour les visiteurs et deux autres portes pour les entrées. A l'intérieur de la foire au niveau du pavillon région où se trouvent les représentants des différentes régions du Sénégal, Mamadan Sow, responsable pavillon régional Kaolack, retrouvé devant les marchandises exposes, nous confie « ça se déroule bien pour le moment et je pense que les choses vont finir bien. Chacun est devant ses marchandises, et on n'attend que les clients. Depuis 1990, je viens à la foire. Aujourd'hui, les cordonniers sont là, les céréales locales sont là, les tailleurs aussi. Donc, au niveau de ce pavillon, il y'a tous les produits. Par rapport à l'année dernière, il n'y a pas beaucoup de bruit, donc la musique ne nous fatigue pas pour le moment ».

Les visiteurs et les clients ne sont pas nombreux pour le moment mais ils viennent quand même. Alors qu'au niveau du pavillon orange, l'ambiance n'est pas comme les autres années. Les clients sont de part et d'autre dans les autres pavillons. Très agité devant son stand, le comédien Dany Mouton, très indigné par la mesure prise cette année par rapport à l'ambiance martèle : « pour la 28ème édition, ce qui ne nous plait pas, c'est l'interdiction de la musique. Si le client rentre et qu'on lui demande ce qui se passe la foire, il dira que cette année-là n'est pas comme les autres parce qu'il n' y a pas de l'ambiance comme les autres fois. Il n'y a pas d'animation. C'est l'animation qui amène beaucoup de visiteurs à la foire . En outre, c'est l'animation qui les pousse à acheter, nous réclamons l'animation ».

Abdou Karim Diarra est un père de famille, retrouvé devant les produits domestiques. Il assène avec un éclat de rire : « je suis en train de faire du wakhalé (marchandage)». Venu seul avec la recommandation de sa femme, il explique de suite : « c'est une occasion de renforcer un tout petit peu, parce que le prix est moins cher pour le moment. Je suis père de famille. C'est mon épouse qui m'a recommandé de venir acheter. Je ne savais même pas, donc elle m'a demandé de venir acheter des sachets de 2000 f, 2500f de savon en poudre pour le nettoiement, et j'ai décidé de venir acheter pour la maison ».

Très occupée par les activités de la foire, Raby Seydou Tall, la chargée de la communication du Cices revient sur l'interdiction de la musique et des animations. Selon elle, la foire respecte tous les exposants, soulignant que cette année, ils ont décidé de diminuer l'animation pour permettre aux visiteurs de communiquer dans la quiétude et permettre aussi aux gens d'organiser paisiblement leurs activités (panels, conférences et autres). « On n'a pas interdit la musique mais la musique et l'animation qui va au-delà de l'entendement, il s'agit de l'intérêt général », précise-t-elle.

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