Madagascar: MESupRes-SECES - La guerre d'usure continue

Face aux remous, « supputations et diffusions de fausses informations », notamment sur la suppression du système LMD, qui ont suivi la publication par le ministère de tutelle de la note circulaire 116/MESupRES/SG/19 portant modalité d'octroi du diplôme de Licence auprès des universités publiques et privées de Madagascar, le département ministériel a apporté des explications sur la question.

Ainsi, le ministère de faire savoir que « la note en question ne supprime nullement pas le système LMD mais sert d'application à une disposition antérieure qu'est l'arrêté N°04.152/2010.MESupRes du 24 mars 2010 portant organisation des études universitaires conduisant au diplôme et grade de Licence ». Ledit arrêté faisant savoir dans son article 15 que « les aptitudes et l'acquisition des connaissances sont appréciées soit par un contrôle continu et régulier, soit par un examen final à l'issue de chaque semestre, soit par ces deux modes de contrôle combinés ».

Le même article de poursuivre que « le mode de contrôle continu et régulier est priorisé autant que possible, en particulier au premier et au deuxième semestres de Licence ». « Des dispositions existant dans plusieurs pays du monde » d'après toujours le ministère de tutelle et qui auraient été suivies par des facultés comme celles des sciences auprès des universités publiques, comme celles de Mahajanga, depuis des années.

Par ailleurs, le compte rendu du conseil des ministres du 11 décembre dernier qui avance que « la suspension des présidents des universités est envisageable lorsque ces derniers ne prennent pas leur responsabilité face à la destruction matérielle et à la sécurité auprès de leur université » a été vite répondue par la branche tananarivienne du SECES. Les membres de cette dernière de faire savoir dans un communiqué : « Les revendications du SECES Tana n'ont rien à voir avec la gestion de l'Université d'Antananarivo ». Le SECES Tanà de renchérir : « Le président de l'Université d'Antananarivo a été élu et il n'est pas recommandé de lui faire porter les responsabilités de la défaillance de certains services». Avant d'appuyer «la semaine morte continue ». Face à la situation, des questions demeurent : pourquoi le SECES Tanà a nommément cité le président de l'Université d'Antananarivo en réponse au compte rendu du conseil des ministres ? Aussi, à qui profite les troubles auprès de l'enseignement, sachant qu'un des syndicats de l'éducation nationale prévoit d'effectuer un sit-in à Anosy ce jour ?

Plus de: Midi Madagasikara

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