Sénégal: Dialogue politique autour de l'article 80 du code pénal et du cumul des fonctions de chef de l'état et de chef de parti

13 Décembre 2019

La Commission cellulaire chargée de conduire les travaux de concertation sur le processus électoral a procédé à sa énième plénière hier, jeudi 12 décembre, autour du général à la retraite Mamadou Niang.

Cette rencontre marquée par la validation du rapport sur le financement public des partis politiques au Sénégal a toutefois failli se terminer en queue de poisson, suite au refus de la majorité de débattre sur la suppression de l'article 80 du Code pénal relatif au délit d'offense au chef de l'Etat et celle du cumul des fonctions de président de la République et chef de parti politique.

La réunion de la Commission cellulaire chargée de conduire les travaux de concertation sur le processus électoral a failli virer hier, jeudi 12 décembre, au vinaigre.

Présidée par le général à la retraite Mamadou Niang, cette rencontre avait pourtant bien démarré avec notamment la validation comme attendue du rapport du Comité technique de suivi de l'audit du fichier et de l'évaluation du processus électoral sur le financement public des partis politiques au Sénégal.

Présenté en premier lieu lors des travaux du mardi 10 décembre dernier, ce document dessine les contours et voies de la mise en œuvre de cette réforme sur le financement des partis notamment : les critères, les modalités et les types de financement à accorder aux formations politiques.

Interpellé à la sortie de cette rencontre d'hier, le coordonnateur du pôle des non-alignés, Déthié Faye a indiqué qu'à la suite de la présentation du document, les membres de ce Comité technique composé de trois représentants de chaque entité engagée dans ce dialogue politique ont même reçu des félicitations de tous les pôles pour leurs brillantes propositions.

Poursuivant son explication, le coordonnateur du pôle des non-alignés a ajouté que la Commission cellulaire a également donné son accord de principe aux membres de ce Comité technique concernant d'autres propositions.

Notamment, de tenir des rencontres avec des experts et spécialistes mais aussi d'organiser des voyages d'imprégnation dans des pays qui ont déjà expérimenté le système de financement des partis politiques.

Seulement, poursuit toujours notre interlocuteur, cet élan d'enthousiasme qui s'est emparé de la salle de la commission cellulaire présidée par le général à la retraite Mamadou Niang a failli être de courte durer.

En effet, révèle le coordonnateur des non-alignés, la majorité qui avait pourtant reçu de son chef, le président de la République, l'aval de discuter sur toutes les sujets qui relèvent de la compétence de cette commission s'est barricadée quand la question de l'article 80 du Code pénal relatif au délit d'offense au chef de l'Etat et celle du cumul des fonctions de président de la République et chef de parti politique ont été posées sur la table.

«La majorité a indiqué qu'elle n'était pas dans les dispositions à discuter de ces questions avant de revenir à de meilleurs sentiments», explique Déthié Faye.

Et d'ajouter dans la foulée : «Nous avons décidé de reporter jusqu'à notre prochaine rencontre le débat sur ce point ainsi que sur le respect des fondamentaux de la démocratie, la création d'une Commission nationale d'observation de la démocratie et l'accès équitable aux médias publics pour tous les partis politiques pour permettre à la majorité de donner ses propositions concernant ces points».

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