Cameroun: Financement du commerce - Les mécanismes internationaux en lumière

A l'occasion d'un forum d'affaires organisé à Yaoundé mercredi par Afreximbank, les opérateurs économiques ont été éclairés sur certains services et procédures.

Au moment où tous les pays africains sont concentrés sur l'entrée en vigueur, le 1er juillet 2020, de la Zone de libre-échange continentale, le Cameroun affûte chaque jour un peu plus ses armes pour pouvoir tirer le meilleur de ce marché de 1,2 milliards de consommateurs. Mais aussi pour vivre sa transformation industrielle, à travers le plan d'industrialisation en cours de finalisation. C'est donc avec grand intérêt que le secteur économique dans son ensemble a accueilli l'organisation d'un forum d'affaires au Cameroun, à l'initiative de la Banque africaine d'export-import (Afreximbank). La session de Yaoundé, le 11 décembre dernier, était présidée par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, sous le thème : « Promouvoir le développement et la diversification économique par le financement des échanges commerciaux. »

Pour le ministre, les pas posés par Afreximbank sont ceux qui feront de l'Afrique le monde de demain. « Les opérateurs économiques qui ne connaissent pas bien cette banque, ses mécanismes de fonctionnement et les possibilités qu'elle leur offre doivent profiter de ce moment pour être édifiés », a-t-il relevé. En effet, cette caravane baptisée « Roadshow » et entamée par Douala mardi dernier a justement pour objectif de faire découvrir Afreximbank au Cameroun. Ceci au moment où l'institution créée en 1993 sous l'égide de la Banque africaine de Développement ouvre ses bureaux à Yaoundé pour le compte de la sous-région Afrique centrale. Pour Rene Awambeng, directeur des relations avec la clientèle, « la banque va contribuer au développement de la sous-région soit par le financement, soit par la facilitation, soit par les conseils. » Il faut dire que la banque finance les opérations de commerce et les infrastructures liées au commerce.

Mais de l'avis des opérateurs économiques présents à Yaoundé, les mécanismes restent encore fermés, dans la mesure ils sont davantage axés sur les grandes entreprises, alors que le tissu économique camerounais est constitué à 95% de Pme. Face à cela, la délégation d'Afreximbank a pris l'engagement de revoir ses procédures afin dans la mesure du possible, de contenter le plus grand nombre. Cela peut passer soit par le fonds de garantie déjà existant pour le continent, soit par d'autres mécanismes comme l'affacturage (Gestion des comptes clients d'une entreprise par un organisme extérieur spécialiste du recouvrement et du contentieux), le forfaiting (technique de financement du commerce international qui permet de financer les créances commerciales à l'exportation), etc.

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