Cameroun: « Les parlementaires sont au centre de ce combat »

Honorable Marlyse Douala Bell, député, chef de la délégation du Cameroun à la 7e Gopac.

Quelle est la part des parlementaires dans la lutte contre la corruption? Ils sont au centre de ce combat. D'abord parce que leur mission, à côté de légiférer, est le contrôle de l'action gouvernementale. Il y a des lois qui nous semblent très importantes et qu'il faut absolument acter.

Ensuite, le contrôle de l'action gouvernementale nécessite la formation des parlementaires. Cela demande des outils, maîtriser un certain nombre de connaissances, de savoirs, de concepts ; en plus du courage qu'il faut de s'assurer que les engagements pris par l'exécutif sont effectivement respectés et les budgets alloués, effectivement utilisés de manière responsable et de manière à ce que les programmes soient déroulés de la plus belle manière pour que le peuple en ressente les bienfaits.

Lorsque nous votons ces budgets, c'est pour mettre à la disposition de l'exécutif tous les moyens pour réaliser les attentes des populations. Si cet argent n'est pas utilisé à bon escient, nous ne pourrons pas atteindre les objectifs visés et nous ne sortirons jamais du sous-développement. A la 7e Gopac, il s'agit de promouvoir l'intégrité. Comment en faire une réalité ? L'intégrité et l'« accountability » sont des valeurs éthiques à mettre au cœur de la gouvernance. Cela interpelle les choix des dirigeants, mais également tout l'arsenal à mettre en place pour que le contrôle, a priori et a posteriori, soit possible et permette aux uns et aux autres de rendre compte.

Quand on est gouvernant, on est au service de son peuple et on ne justifie sa présence dans le gouvernement que quand on permet à ce peuple d'accéder à un certain bien-être : avoir de belles écoles, des hôpitaux équipés, un réseau routier sécurisé, tout ce qui est basique et permet à ce que les populations aient une certaine dignité. Tout le travail que nous faisons ensemble n'a qu'un seul objectif : que le Camerounais se sente bien chez lui, qu'il vive dans la dignité, qu'il puisse avoir des réponses à ses attentes de base.

Arriver à cette rencontre nous permet d'accéder à un certain échange des bonnes pratiques et voir comment les autres font pour endiguer le phénomène, pour avoir de meilleurs résultats que nous. Il y a la motivation du gouvernement pour y arriver, mais si on n'y arrive pas aussi facilement qu'on le souhaiterait, c'est que le chemin emprunté n'est pas tout à fait adéquat.

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