Algérie: Tebboune élu dans un contexte de rupture et de changement

Alger — L'élection présidentielle du 12 décembre 2019 qui a propulsé Abdelmadjid Tebboune à la tête de la magistrature suprême est intervenue dans un contexte particulier pour l'Algérie, marqué par une rupture avec les anciennes pratiques et une volonté d'aller vers un Etat de droit et la consécration de la démocratie.

Contrairement aux précédents rendez-vous électoraux, la présidentielle du 12 décembre n'a pas été organisée ou encadrée par le ministère de l'Intérieur et l'Administration, mais par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui a pris en charge la gestion de toutes les étapes du processus électoral, allant de la préparation du scrutin jusqu'à l'annonce des résultats provisoires.

Cette Autorité qui est une instance permanente, indépendante et impartiale, jouissant du statut de personne morale et de l'indépendance administrative et financière, est dirigée par l'ancien ministre de la justice, garde des Sceaux, Mohamed Charfi, plébiscité président de l'ANIE en septembre dernier par les membres de l'Autorité.

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Les assurances de M. Charfi font référence au Mouvement populaire "Hirak", dont la principale revendication consiste en le départ de tous les symboles de l'ancien système. En ce sens, il s'est félicité de l'organisation de cette élection qui s'est déroulée dans la "transparence et reflète la volonté populaire".

Au niveau national, sur les 24.474.161 électeurs, il y a eu 8.504.346 de voix exprimées, 1.243.458 bulletins nuls et 11.588 voix en litige.

Une élection intervenant en pleine lutte contre la corruption

L'élection présidentielle de 2019 est aussi intervenue après un report à deux reprises. La première date a été fixée pour le 19 avril dernier, mais a fini par être reportée suite aux manifestations populaires du 22 février ayant contraint l'ancien Président à la démission le 2 avril 2019.

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Suite à ce report, une première date de l'élection présidentielle a été fixée pour le 4 juillet dernier. Cependant, faute de candidats, elle a été reportée une nouvelle fois.

Par la suite, une Instance nationale de dialogue et de médiation, conduite par Karim Younes, a été installée à l'effet de baliser le terrain pour aboutir à l'organisation d'une élection présidentielle.

C'est ainsi que le corps électoral a été convoqué le 15 septembre dernier pour organiser l'élection présidentielle du 12 décembre qui a vu l'ancien Premier ministre et plusieurs fois ministres et walis, Abdelmadjid Tebboune, être élu président de la République.

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