Sénégal: Une ONG canadienne veut accompagner Diourbel dans la production fourragère

Diourbel — L'ONG canadienne Station Agri-Techno compte accompagner la région de Diourbel (centre) dans la production fourragère en mettant à sa disposition son expertise et des méthodes culturales utilisées au Canada, a-t-on appris vendredi de son président-directeur général, Léonard Pigeon.

"On a un concept que nous avons élaboré depuis plusieurs années, avec une expertise de niveau international d'agriculture moderne. On vient proposer toute cette expertise au Sénégal", a dit M. Pigeon, également cofondateur de cette ONG spécialisée dans le développement de l'agriculture moderne.

Il a pris part à une réunion consacrée à la production intensive de plantes fourragères, en présence des autorités administratives de la région de Diourbel.

Station Agri-Techno veut aider à accroître le niveau de rentabilité des cultures fourragères à Diourbel, a promis son président-directeur général, affirmant que cela fait partie de la mission économique et sociale de l'ONG.

Avec la rareté des pluies, "il est important d'avoir de bonnes variétés qui s'adaptent au climat et donnent un taux de protéines élevé au bétail", a expliqué Marcel Frégeau, ingénieur agronome, directeur agronomique et opérationnel de Station Agri-Techno.

L'ONG canadienne va entamer un projet de production de fourrages en janvier prochain, dans la région de Diourbel, selon ses responsables. "On va utiliser les méthodes qu'il y a au Canada", a dit M. Frégeau.

"Une révolution doit être observée dans la production fourragère parce que 60% de la qualité du bétail dépendent de l'alimentation, qui est la base de l'élevage", a expliqué le gouverneur de Diourbel, Gorgui Mbaye.

"Ils (les responsables de l'ONG canadienne) viennent apporter une expertise, et les éleveurs doivent s'organiser et faciliter l'introduction de nouvelles méthodes de cultures fourragères aussi bien pendant la saison des pluies que pendant la saison sèche, à travers l'irrigation", a ajouté M. Mbaye.

Selon l'ingénieur agronome Mamadou Niang, coordonnateur des cultures fourragères au ministère de l'Elevage et des Productions animales, la promotion de la culture de plantes pour l'alimentation du bétail "est l'une des stratégies envisagées pour aller vers la sécurité alimentaire du cheptel".

Au Sénégal, l'élevage est de type extensif, mais le pâturage naturel est de plus en plus agressé avec les changements climatiques, a-t-il dit.

"Nous devons aller vers un système beaucoup plus modernisé, où on maîtrise mieux l'alimentation en pratiquant les cultures fourragères. Ce sont des cultures végétales destinées aux productions animales", a proposé M. Niang.

Il estime que pour rendre l'élevage rentable au Sénégal, il faut assurer la sécurité alimentaire du cheptel.

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