Burkina Faso: Assassinat de Norbert Zongo - Le Collectif demande à Emmanuel Macron de tenir sa promesse sur l'extradition de François Compaoré

13 Décembre 2019

13 décembre 1998-13 décembre 2019, cela fait 21 ans que le journaliste Norbert Zongo a trouvé la mort sur la route de Sapouy avec trois de ses compagnons. 21 ans donc, que les acteurs médiatiques, des droits de l'homme et les citoyens attendent la vérité et la justice sur ce crime. Mais cette année, cette commémoration se tient dans un contexte où des parcelles de victoires ont été obtenues dans le cadre du dénouement judiciaire du dossier rouvert en 2015.

« Nous sommes confiants parce qu'il y a trois actes majeurs qui ont été enregistrés depuis. Il s'agit d'abord de la réouverture même du dossier, l'inculpation des éléments de l'Ex-Régiment de sécurité présidentielle et le dernier acte en date est l'avis favorable émis par la justice française pour l'extradition de François Compaoré » a fait savoir Chrysogone Zougmoré, président du CODMPP.

Pour lui et l'ensemble des organisations membres du collectif, il faut maintenant que le président français, Emmanuel Macron, tienne sa promesse en demandant à son Premier ministre de prendre le décret autorisant l'extradition vers le Burkina Faso de François Compaoré, poursuivi pour incitation à assassinat, surtout que la justice française a émis un avis favorable depuis juin dernier.

M. Zougmoré demande une clarification de la position française : « Nous demandons au demandeur de clarifications en chef, Emmanuel Macron, de nous clarifier sur la suite réservée à l'avis émis par la justice française. De toute façon, quoi qu'il en soit, que cela dure un an, deux ans, trois ans, nous sommes sûrs qu'au bout, les commanditaires de ces actes barbares commis le 13 décembre 1998, seront retrouvés, jugés et punis à la hauteur de leur forfait ».

En effet, la Cour de cassation française a validé le 4 juin 2019, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant ainsi le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président burkinabè mis en cause par l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo. Mais pour que cette extradition ait lieu, il faut la prise d'un décret de l'exécutif français autorisant l'acte. Faisant suite à cela, les journalistes africains ont remis un appel à l'ambassadeur de France au Burkina Faso pour demander une clarification de la position française dans le dossier.

En plus du dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo, de ses trois compagnons et de Flavien Nébié, les acteurs ont déposé également des gerbes sur le carré des martyrs de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch manqué de septembre 2015.

Comme chaque année, l'Association des journalistes du Burkina (AJB) par la voix de son président, Guézouma Sanogo a réitéré la détermination des journalistes du Burkina Faso, « à se battre sans relâche jusqu'à ce que justice soit rendue » à Norbert Zongo.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fasozine

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.