Afrique Centrale: Sécurité en Afrique - LONU épingle deux menaces majeures dans l'espace CEEAC

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a publié, le 13 décembre, son rapport sur l'état de la situation sécuritaire sur le continent, relevant deux principaux facteurs qui contribuent à l'insécurité dans la sous-région Afrique centrale.

Selon le document publié conjointement avec le bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale, le terrorisme et la piraterie maritime s'accentuent dans la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). Le terrorisme mené par Boko Haram et la piraterie dans le golfe de Guinée sont principalement les éléments clés contribuant à la menace accrue de la sécurité en Afrique, relève le texte.

Dressant le tableau sombre et les statistiques des actes négatifs posés par les acteurs qui se servent de ces éléments pour enfreindre à la sécurité, le rapport souligne qu' entre le 1er juin et le 30 septembre derniers, environ cent trente attaques de Boko Haram ont causé la mort de quatre-vingt-dix-huit civils au Cameroun. Et, au Tchad, vingt-cinq faits de même nature ont fait vingt-deux victimes civiles. C'est cette situation qui a contraint le gouvernement tchadien à rétablir certaines mesures de sécurité, notamment l'interdiction de la pêche et la fermeture des marchés dans les zones frontalières. Car, la secte Boko Haram opère de manière diverse et impromptue.

« Ce sont parfois des affrontements violents contre les soldats, les pêcheurs et les adeptes de la secte Boko Haram. Les mines terrestres sont de plus en plus utilisées dans les attaques perpétrées », précise le document, ajoutant que le 10 juin à Darak, au Cameroun, quinze soldats camerounais ont été tués dans les mêmes condition déplorables ; le 21 juin, des affrontements près de Ngouboua, au Tchad, ont entraîné la mort de onze soldats tchadiens ; le 13 août, une femme kamikaze a tué six personnes, dont un soldat dans cette même région et le 17 septembre, un soldat tchadien a été tué en roulant sur une mine à proximité de Kaïga Kindjiria.

Cependant, à en croire le rapport, la criminalité maritime en Afrique centrale, en particulier la piraterie, est restée aussi un obstacle majeur à la sécurité et au développement durable des zones côtières. Car, selon le bureau maritime international, les enlèvements et les prises d'otages dans le golfe de Guinée représentaient plus de 80 % des actes de piraterie commis dans le monde. C'est pourquoi, les groupes armés qui agissent en mer ont amélioré leurs compétences techniques et leur capacité à opérer loin des côtes. « Les attaques commises étaient souvent associées à des enlèvements contre rançon, ce qui suggère un resserrement des liens avec la criminalité organisée », conclut l'expertise.

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