Afrique de l'Ouest: Sahel - Réunion au sommet à Niamey pour discuter des problèmes de sécurité

Niamey — Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat des pays du G5 Sahel s'ouvre, dimanche, à Niamey avec pour objectif de mieux coordonner les efforts et la coopération militaire dans la région qui continue à subir les affres des attaques terroristes.

La réunion des dirigeants du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad), discutera, selon le président malien, Boubakar Keita, des problèmes de sécurité dans l'espace" rapporte l'agence de presse APS. Le sommet extraordinaire de Niamey intervient dans un contexte de deuil dans la région après l'attaque d'Inates au Niger, a signifié le président malien. "Hier notre voisin le Niger enterrait 71 de ses soldats tombés sous les balles de ceux qui veulent installer le chaos. Notre solidarité ne fera pas défaut au Niger, demain avec mes frères du G5 Sahel, nous irons à Niamey et nous allons nous concerter", a déclaré M. Keïta à l'ouverture du dialogue national malien à Bamako.

L'attaque au Niger s'ajoute à une série d'attaques terroristes tout aussi violentes et meurtrières dans la région du Sahel au cours de ces derniers mois. Le premier novembre dernier, 49 militaires avaient été tués lors d'une attaque contre la garnison située à Indelimane (Mali). Au mois d'octobre, 38 autres ont trouvé la mort à Boulikessi (Burkina Faso).

Le Burkina Faso avait perdu 24 militaires en août, dans une attaque contre la base de Koutougou, près de la frontière malienne. Selon la sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, Bintou Keita, le Burkina Faso a enregistré 489 incidents contre 150 à la même période en 2018, tandis que le Niger connaissait 118 attaques, contre 69 en 2018 .

Dans la région du Sahel, la zone dite des "trois frontières", où se rencontrent sans délimitation physique les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a connu ces dernières années une série d'attaques meurtrières. Ces attaques sont le fait de trois groupes terroristes distincts, affirme-t-on. Le plus visible reste l'organisation terroriste autoproclamée Etat islamique (EI/Daech) au Grand Sahara (EIGS).

Les terroristes s'en prennent aussi aux richesses des pays du Sahel. Au Burkina Faso, beaucoup de mines se trouvent sous leur emprise, selon des sources médiatiques. Nonobstant la bonne volonté qui anime les chefs d'Etat du G5 Sahel en vue d'imposer ce mécanisme en tant que force capable de garantir la stabilité dans la région, ce mécanisme peine toujours à atteindre les résultats escomptés et continue ainsi à solliciter des aides et appuies de l'ONU.

L'ONU qui avait accueilli favorablement la mise sur pied de ce mécanisme avait dénoncé récemment le manque criard des moyens et de financement nécessaires. A ce propos, beaucoup de pays ayant promis des aides au profit du G5, à l'instar des pays de l'Union européenne (414 millions de dollars) n'ont pas tenu leur promesse, a dénoncé l'ONU.

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