Congo-Kinshasa: Nord-Kivu - La MONUSCO clarifie son mandat devant la presse et la société-civile

communiqué de presse

La MONUSCO a organisé le 13 décembre dernier un café de presse à Beni. En plus de regrouper les responsables des médias locaux, plusieurs organisations de la société civile de Beni et Oicha ont pris part à cet échange qui a permis à la MONUSCO de clarifier son mandat et aussi ses limites.

Le chef de bureau de la MONUSCO à Beni, Omar Aboud a ouvert la séance par une minute de silence en mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie du fait des attaques des rebelles de l'ADF, mais aussi des différentes manifestations de colère des jeunes qui s'en sont suivies.

Evoquant les actions de la Force de la MONUSCO, le responsable de l'Information publique de la Brigade d'Intervention de la MONUSCO (FIB), le Major Mai Boucar Madou, a expliqué le rôle que joue actuellement la FIB dans le cadre des opérations conjointes avec les FARDC.

« Nous sommes ensemble sur le terrain... nous planifions, presque chaque jour avec les FARDC, la mise à jour des opérations sur le terrain », a-t-il souligné, avant d'indiquer que la MONUSCO est la seule force qui aide aussi les FARDC à évacuer ses blessés des lignes de front, sans compter le fait qu'elle continue de les appuyer dans le renseignement et la formation continue de certaines brigades en matière de combats en jungle.

Tanoh Amalaman, le chef de secteur par intérim de la Police des Nations Unies (UNPOL), a expliqué pour sa part l'importance du travail que fait la UNPOL pour réduire un tant soit peu la criminalité dans la ville, à travers la Stratégie opérationnelle de lutte contre l'insécurité à Beni (SOLIB) et la Stratégie opérationnelle de lutte contre l'insécurité à Oicha (SOLIO). Il a indiqué que dans ce cadre, la MONUSCO a mis à la disposition de la Police Nationale Congolaise (PNC), 10 motos pour ses interventions sur le terrain. Et pour faire tourner ces engins, près de 4000 litres de carburant sont fournis par mois. La MONUSCO fournit aussi 1575 kg de rations alimentaires par mois à la PNC dans cette région. La Police de la MONUSCO a également mis à la disposition de la PNC un numéro Vert pour permettre aux populations d'alerter rapidement, soit la Police, soit les FARDC en cas d'attaques dans les grandes agglomérations.

De son côté, la représentante de la Section Désarmement, Démobilisation, Réinsertion, Réinstallation et Rapatriement (DD3R), Joan Bao-In, a insisté sur l'importance des projets de Relèvement Communautaire (CVR) pour accompagner les ex-combattants et les personnes vulnérables à travers des projets générateurs de revenus, afin de les empêcher de reprendre ou prendre le chemin de la brousse et de rejoindre les groupes armés. De 2017 à ce jour, a-telle affirmé, plusieurs projets ont été exécutés dans les territoires de Beni et Lubero, pour un coût total de plus de 600.000 dollars américains.

Si le dialogue a été plus ou moins tendu au départ, du fait de la situation qui prévaut actuellement et du fait que certains réclament le départ de la MONUSCO, les membres de la société-civile ont toutefois proposé quelques recommandations, dont la plus importante reste la demande d'organisation d'un dialogue social entre la MONUSCO et les représentants de la population afin de retisser les liens et recréer la confiance qui s'est effritée avec les évènements des deux dernières semaines.

Le chef intérimaire de la Section des Affaires civiles de la MONUSCO à Beni, Merault Ahouangasi a fait noter que le contact sera maintenu permanemment avec tous les partenaires afin que le dialogue puisse se poursuivre.

En concluant la séance, le chef de bureau de la MONUSCO a rappelé la nécessité de continuer à respecter les règles d'hygiène afin de faire face à la maladie a virus Ebola qui a refait surface dans certaines localités du territoire de Beni à cause de l'arrêt des activités des équipes de riposte suite aux manifestations des dernières semaines et à l'insécurité et l'instabilité qu'elles ont créées.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Monusco

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.