Burkina Faso: Lutte contre le mariage d'enfants - Des religieux et coutumiers apportent leur contribution

16 Décembre 2019

L'Alliance des religieux de l'Afrique de l'Ouest pour la promotion de la santé et le développement a organisé un atelier de formation sur le mariage des enfants à l'intention des leaders religieux et coutumiers ouest-africains, du 12 au 14 décembre 2019, à Ouagadougou.

Les coutumiers et religieux d'Afrique occidentale entendent apporter leur contribution à la lutte contre le mariage d'enfants.

En effet, l'Alliance des religieux de l'Afrique de l'Ouest pour la promotion de la santé et le développement (ARAO/SD) a organisé un atelier de formation sur le phénomène de mariage des enfants, du 12 au 14 décembre 2019 à Ouagadougou, au profit des leaders religieux et coutumiers de la zone.

Cette rencontre réunit des participants issus de toutes les confessions religieuses du Mali, du Niger, du Sénégal et du Burkina Faso.

Pour le président de l'ARAO/SD, Cheik El Hadji Mouammar Bachir, le mariage d'enfants est un fléau que l'on vit en Afrique de l'Ouest. C'est la raison pour laquelle, a-t-il signifié, l'alliance sous régionale a décidé de se pencher sur la question afin de le combattre.

« C'est un fléau qui gangrène la société et joue en premier sur l'éducation mais aussi sur la santé et la promotion de la vie de la jeune fille de façon générale, d'où la nécessité de contribuer à éradiquer ce fléau », a-t-il soutenu.

Ainsi, a indiqué M. Bachir, au cours de cette rencontre, les religieux seront sensibilisés à la thématique du mariage d'enfants, des stratégies et des mécanismes qui peuvent leur permettre de combattre ce fléau leur seront aussi donnés.

« Nous allons faire en sorte qu'ils aient également des notions qui vont leur permettre de développer cette thématique dans leurs zones d'intervention respectives », a ajouté le président de l'ARAO/SD. Pour ce faire, les participants seront entretenus sur l'état des lieux du phénomène de mariage d'enfants au Mali, au Niger, au Sénégal et au Burkina Faso.

Aussi, les facteurs favorisants le mariage d'enfants, l'engagement des leaders religieux et coutumiers en faveur de l'abandon de la pratique, les stratégies pour venir à bout du fléau, sont entre autres modules sur lesquels les participants seront formés.

Selon le président du Conseil d'administration de l'Union des religieux et coutumiers du Burkina (URCB), Cheick Oumar Boni, sa structure s'est impliquée dans cette lutte à cause de l'ampleur du phénomène et au regard de la notoriété de l'URCB sur le plan national et international qui pourrait permettre de changer la donne.

« Notre union a déjà organisé des séminaires et initié des programmes de sensibilisation aux méfaits de cette pratique et la nécessité de son abandon à l'endroit des populations dans les églises, mosquées et cours royales », a-t-il affirmé. Et d'appuyer que la tenue de cet atelier sous régional vient confirmer la « dynamique » position que l'URCB a prise sur cette question.

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