Afrique: Violations des droits de l'homme en Russie, en Afghanistan et au Burkina Faso

19 Décembre 2019
communiqué de presse

Strasbourg, France — STRASBOURG, France, 19 December 2019 / PRN Africa / -- La Russie doit abroger sa loi sur les "agents étrangers"

L'Afghanistan doit mettre fin à la pratique du "bacha bazi", qui implique l'abus sexuel des garçons

Le Burkina Faso doit intensifier ses efforts pour protéger les minorités religieuses

Jeudi, le Parlement européen a adopté trois résolutions dressant le bilan de la situation des droits de l'homme en Russie, en Afghanistan et au Burkina Faso.

Russie

Les députés invitent les autorités russes à abroger immédiatement la loi sur les "agents étrangers" et à aligner sa législation existante sur la constitution russe et sur les obligations du pays en vertu du droit international. Cette loi de 2012 impose aux organisations non gouvernementales russes de s'enregistrer auprès du ministère de la justice en tant qu'"organisations exerçant les fonctions d'agents de l'étranger" si elles reçoivent des financements étrangers ou participent à des activités vaguement décrites comme "activités politiques".

Par ailleurs, la résolution condamne les modifications récemment approuvées de la loi sur les "agents étrangers", qui élargissent considérablement son champ d'application et permettront de jeter le discrédit sur des individus et de les qualifier d'"agents étrangers". Cette mesure est souvent utilisée contre des représentants de la société civile, des membres de l'opposition politique ou encore des journalistes indépendants.

De plus, la loi impose des exigences spécifiques en matière d'enregistrement, de comptabilité et de marquage des publications, et fait du non-respect de ces dispositions une infraction pénale, en prévoyant la possibilité de sanctions, avec de lourdes amendes administratives ou jusqu'à deux années d'emprisonnement.

Le texte a été adopté à main levée. La résolution dans son ensemble sera prochainement disponible ici (19.12.2019).

Afghanistan

Le Parlement européen déplore les pratiques persistantes et largement répandues dans plusieurs provinces afghanes d'abus sexuels de milliers de garçons, une pratique connue sous le nom de "bacha bazi" et qui revient à réduire des enfants à l'état d'esclaves sexuels. Les "bachas", généralement des garçons âgés de 10 à 18 ans, sont souvent achetés ou enlevés à des familles pauvres par des membres influents de l'élite dans les zones rurales, parmi lesquels des politiciens et des officiers de l'armée. Ces garçons subissent ensuite généralement des violences sexuelles exercées par des hommes.

Par conséquent, les députés demandent aux autorités centrales et locales afghanes d'éradiquer de telles pratiques et de mettre en place un numéro national d'assistance pour les victimes de violations des droits de l'enfant. Ils exhortent le gouvernement afghan à entamer une campagne nationale pour éduquer la société à l'interdiction du "bacha bazi", étant donné que conjuguer répression et éducation est le seul moyen de parvenir à l'évolution culturelle nécessaire pour éradiquer ces abus.

Le texte a été adopté à main levée. La résolution dans son ensemble sera prochainement disponible ici (19.12.2019).

Burkina Faso

Les députés condamnent toute forme de violence, les intimidations et les enlèvements de civils au Burkina Faso, en particulier les actes de violence visant certaines communautés religieuses, ainsi que l'utilisation abusive de la religion pour légitimer la persécution des chrétiens et d'autres minorités religieuses.

Depuis 2015, des djihadistes et d'autres groupes armés qui opéraient auparavant au Mali, pays voisin, ont terrorisé la population burkinabé et perpétré plusieurs attaques contre des symboles de l'État tels que des cibles militaires, des écoles et des établissements de santé. En 2019, plus de 60 chrétiens ont été tués dans différentes attaques, y compris la dernière attaque perpétrée le 1er décembre contre des fidèles qui assistaient à l'office du dimanche dans une église protestante de la ville de Hantoukoura, à l'est du pays, qui a provoqué la mort de 14 personnes.

Le Parlement s'inquiète de la détérioration de la situation au Burkina Faso et de ses implications géopolitiques internationales. Il souligne qu'il est impératif que l'Union continue d'apporter son aide politique et sa sécurité aux efforts déployés dans la région par le G5 sous la direction du Sahel.

Le texte a été adopté à main levée. La résolution dans son ensemble sera prochainement disponible ici (19.12.2019).

Copyright Union européenne, 1995-2019

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: PR Newswire

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.