Congo-Brazzaville: Congo-Chine - Les éleveurs de Pointe-Noire améliorent leurs connaissances

Cinquante-deux éleveurs de la capitale économique congolaise viennent d'être formés aux techniques d'élevage bovin et de la volaille grâce à un séminaire animé par les experts de la République populaire de Chine.

Organisée dans le cadre de la coopération sino-congolaise, cette formation d'un mois a été scindée en deux modules. Le premier portant sur l'élevage de la volaille et le second sur l'élevage bovin. Après la théorie, les techniciens chinois et les électeurs congolais se sont rendus sur le terrain. « Durant trente jours de formation, nous avons transmis systématiquement les techniques de l'élevage de volaille et de bovin adaptées au développement local qui portent sur le choix et la planification du site, l'amélioration des variétés, la gestion de l'alimentation », a indiqué le vice-directeur du Centre de coopération économique extérieur du ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales de Chine, Li Hongtao.

« Nous souhaitons que grâce à cette formation, les résultats obtenus par la Chine dans le domaine des techniques agropastorales et la planification de développement puissent bénéficier davantage au secteur agricole et rural du Congo », a-t-il ajouté. Cette session de formation s'inscrit dans le cadre de la volonté du gouvernement chinois d'accompagner le développement agricole dans les pays d'Afrique. Elle arrive au moment où le Congo s'est engagé à diversifier son économie en développant les secteurs de l'agriculture, l'industrie, l'élevage et d'autres domaines porteurs de croissance.La directrice de l'Elevage du département de Pointe-Noire, Sylvie Rachel Bouity, a remercié la partie chinoise et salué les résultats du séminaire de formation. « La pertinence des enseignements dispensés et l'assiduité des apprenants ont permis d'atteindre les objectifs assignés, notamment le renforcement des capacités techniques et managériales de cinquante-deux techniciens d'élevage de volaille et de bovins », a-t-elle déclaré.

Sylvie Rachel Bouity a également vanté les potentialités agropastorales nationales, soulignant quelques facteurs entravant l'éclosion du secteur, notamment les difficultés de production d'aliment de bétail, la production des poussins d'un jour et l'amélioration des pâturages.« Chaque année, la République du Congo importe de grandes quantités de denrées alimentaires dont la valeur est estimée à plus de cinq cents milliards de francs CFA. Au rang de ces importations, les denrées précitées occupent la première place », a-t-elle déploré. Conscient de la situation, le gouvernement congolais a mis au point le plan national de développement (2019-2022) qui vise, entre autres, à augmenter la production agropastorale et halieutique aux fins de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Notons qu'au terme de cette formation, les participants ont reçu les diplômes de technicien en élevage bovin et de la volaille. « Nous avons eu l'occasion d'acquérir de nouvelles connaissances et compétences. Celles-ci nous seront fort précieuses pour la réalisation de nos projets à venir », s'est réjoui Jean Bienvenu Ngoma, l'un des participants.

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