Cote d'Ivoire: Lutte contre les faux médicaments - La Côte d'Ivoire se dote d'appareils de haute technologie

25 Décembre 2019

Un investissement qui vaut son pesant d'or. La Côte d'Ivoire a investi, avec l'aide d'Expertise France, dans le développement de deux applications mobiles et l'achat d'un appareil pour l'assurance qualité des médicaments. Ces deux applications et l'appareil en question ont été présentés mardi 17 décembre 2019 au grand public, dans un hôtel à Abidjan.

Il s'agit d'authentimed, une application numérique qui permettra par apposition d'un datamatrix sur les conditionnements primaires des médicaments (antipaludiques et médicaments de la Cmu), l'authentification et la traçabilité des produits pharmaceutiques. L'autre application numérique, dénommée Med Safety et développée par l'Oms, permettra une notification en ligne des effets indésirables par les professionnels de la santé et les patients. Le spectrophotomètre Raman, équipement de haute technologie portatif, va contrôler la qualité des médicaments, en collaboration avec les douaniers, directement sur les sites d'entrée des médicaments sur le territoire ivoirien, à savoir les ports, aéroports et autres frontières. Ce dernier équipement coûte 51 millions FCFA.

Seuls le Nigeria et la Côte d'Ivoire en disposent dans la région ouest-africaine. Le directeur général de la Santé, Pr Samba Mamadou, représentant le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, s'est félicité du développement de ces applications « dans un contexte de mise en place de la Couverture maladie universelle (Cmu) ». Cela, a-t-il indiqué, permettra de renforcer la résilience du système sanitaire. Notamment dans la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés (Mqif).

La digitalisation, a-til signifié, paraphrasant le directeur général de l'Oms, n'est pas une option pour la santé mais une obligation. Dr Bissouma de l'Oms a rassuré que l'instance mondiale de la santé est prête à accompagner la Côte d'Ivoire dans le processus d'authentification des médicaments. En 2018, a-t-elle indiqué, plus de 17 millions de notification d'effets indésirables des médicaments ont été rapportés par 131 pays. D'où la nécessité de renforcer la surveillance des médicaments. L'Oms recommande à chaque pays de mettre en place sa propre stratégie.

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