Congo-Kinshasa: [Containers bloqués à Matadi par la DGDA et l'ONATRA] FENAPHACO - Me Pindu sollicite l'intervention du Chef de l'Etat

Le Coordonnateur national de la fédération nationale des associations des personnes vivant avec handicap du Congo (Fenaphaco), Me Pindu Patrick, sollicite l'intervention personnelle du Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour le dédouanement de deux conteneurs de 40 pieds contenant des équipements pour les personnes vivant avec handicap, bloqués à Matadi.

En effet, ces containers sont bloqués suite au manque de possibilités de dédouanement, dont le coût est fixé à 62.000 USD. D'après les informations en possession des membres de la Fenaphaco, ces containers sont déjà en vente publique malgré les multiples plaidoyers réalisés auprès du Ministre du Plan, du Directeur Général de la DGDA et du Fonds national de promotion de service social (FNPSS), de tous les dossiers constitués et de l'arrêté interministériel en leur possession.

A cet effet, les membres de la Fenaphaco comptent sur l'intervention du Chef de l'Etat pour respecter la convention relative aux droits des personnes handicapées qui garantit aux personnes handicapées le droit à la mobilité personnelle. Car, les équipements qui sont dans ces deux containers devraient être distribués gratuitement aux personnes handicapées pour faciliter leur mobilité.

Il sied de rappeler que c'est la deuxième fois que les containers de la Fenaphaco sont mis en vente publique. Qui en veut à la Fenaphaco ? S'interroge Me Pindu Patrick. Car, en 2013, un don de deux conteneurs de 40 pieds d'aide à la mobilité de la part des partenaires techniques et financiers américains notamment, MEDSHARE, ont été bloqués pour le dédouanement à cause du coût exorbitant. Oubliant ainsi les conditions de vie des personnes handicapées en République démocratique du Congo. Le blocage de deux containers depuis 2018 démontre une main noire qui serait contre l'objet de la noble lutte de la Fenaphaco qui est : le respect effectif des droits des personnes vivant handicap en RDC et se justifie par le fait que depuis plusieurs années, les personnes vivant avec handicap vivent dans les conditions déplorables, font face à plusieurs défis notamment, la discrimination environnementale, la difficulté d'avoir les aides à la mobilité (cannes, béquilles, chaises roulantes, lunettes médicales, Orthèses, prothèses, véhicules etc.).

Or, le Gouvernement a ainsi l'obligation d'assurer leur mobilité personnelle dans la plus grande autonomie possible, en garantissant leur accès aux aides à la mobilité conformément à l'article 20 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) dont la RDC est un Etat partie depuis le 30 septembre 2015. Mais, cette Convention souffre de la non-application. Pis encore, les centres fabriquant les aides à la mobilité sont insuffisants et moins équipés en RDC. Par conséquent, les aides à la mobilité sont vendues à un coût exorbitant. Et, les personnes handicapées ont du mal à s'en procurer. Sur ce, la suppression de la mesure de la DGDA pour la vente des équipements des personnes handicapées sera à la hauteur des attentes de la Fenaphaco.

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