Congo-Kinshasa: Beni - Une délégation de Lamuka et des élus du Nord-Kivu rencontrent le chef de bureau de la MONUSCO

communiqué de presse

L'opposant et ancien candidat de « Lamuka » à la présidentielle de 2018, Martin Fayulu et le Coordonnateur actuel de cette plateforme politique, l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, ainsi que plusieurs députés nationaux, élus de Beni et Goma, ont rencontré le 24 décembre 2019, le chef de bureau de la MONUSCO/Beni, M. Omar Aboud. C'était dans les installations de la Monusco à l'aéroport de Mavivi.

Les échanges ont essentiellement porté sur la situation d'insécurité qui prévaut actuellement dans la région de Beni, avec les attaques récurrentes des ADF contre les civils, alors qu'une opération de l'armé congolaise, a commencé depuis fin octobre contre eux.

Pour Martin Fayulu, cette rencontre avec le chef de bureau de la MONUSCO avait pour but de lui permettre, ainsi qu'au coordonnateur de Lamuka et aux élus de la région, de se faire une opinion sur la situation et de voir pourquoi l'apport de la MONUSCO, en termes de protection des civils, qui est au cœur de son mandat, n'est pas suffisant.

Il n'y aura pas de RDC sans Beni

Le chef du bureau de la MONUSCO a expliqué, point par point, ce que fait la Mission, mais aussi les difficultés auxquelles elle est confrontée.

M. Omar Aboud a souligné que la MONUSCO est sur le terrain des opérations avec les FARDC depuis très longtemps déjà, mais vu le développement de la situation, ses stratégies et son approche de travail ont été revus.

« Nous avons renforcé notre système d'alerte communautaire, augmenté nos patrouilles dans les agglomérations - ce qui n'avait pas été pris en compte dans les opérations des FARDC. Et nous avons fait venir des spécialistes de l'armée brésilienne pour former nos forces et celles de certains bataillons des FARDC actuellement sur le terrain en matière de combats en jungle pour mieux faire face aux ADF » , a-t-il affirmé.

M. Aboud a tenu à préciser que la tâche n'est pas facile, parce que les ADF se refusent à une guerre classique, en évitant la confrontation avec la force de la MONUSCO et celle des FARDC dont ils contournent les positions. Ils s'adonnent lâchement à la guérilla ou guerre asymétrique dont les civils font malheureusement les frais. Il a indiqué le fait que les ADF connaissent bien le terrain, parce qu'ils y sont depuis très longtemps et y ont même certaines attaches. D'où la nécessité de s'appuyer sur les communautés locales pour obtenir des informations.

La solution au problème n'est pas que militaire. Il faut combiner le militaire, la diplomatie et le judiciaire...

Le chef de bureau a appelé à l'apport et à la contribution de tout un chacun, y compris de l'opposition, pour pouvoir en finir avec les ADF.

« La solution au problème n'est pas que militaire. Il faut combiner le militaire, la diplomatie et le judiciaire... démontrer que soutenir ceux qui tuent est un crime, pour décourager des éventuels soutiens ou complicités », a indiqué M. Aboud.

Messieurs Muzito et Fayulu ainsi que leur délégation, qui ont voulu en savoir plus sur le fonctionnement et le mode opératoire des ADF, se sont dit satisfaits des explications apportées par le chef du bureau. Ils lui ont demandé et, à travers lui, à la MONUSCO, d'entendre le cri de cœur des populations.

« Tout ce que nous voulons, c'est que la Monusco fasse son travail, que les populations civiles soient protégées et que la paix revienne dans cette région, car il n'y aura pas de RDC sans Beni », a dit Martin Fayulu.

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