Cameroun: Secteur bancaire - A l'heure de la digitalisation

Le magazine de l'Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun présente les petits pas des banques locales.

L'un des défis du secteur bancaire local en ce moment, c'est la digitalisation. Le sujet retient l'attention de l'Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam) qui lui consacre tout un dossier dans sa publication « Banques du Cameroun », édition de décembre-janvier 2020.

On en retient que le secteur bancaire ne saurait se soustraire à l'évolution de la technologie. « La transformation digitale en interne est inéluctable pour les banques (... ) puisqu'elle a pour but de faciliter le travail des employés en proposant des outils de management interne plus efficaces. Bonne ou mauvaise, cette mutation est en cours, et nous devons tous y être suffisamment préparés pour en gérer les impacts », affirme Charlotte Kouecheu Chekep, directeur général CCA-Bank.

Dans la publication, chaque banque décrit sa marche vers la digitalisation. UBC PLC indique par exemple qu'elle a intégré des fonctionnalités numériques complètes, des médias sociaux et les outils de gestion financière personnels pour une plus grande autonomisation des clients. Du côté de Afriland First Bank, on a lancé « des services de banque directe avec une approche de mise en marché centrée sur le numérique ».

Dans cette marche vers la modernité, il faut surtout penser aux clients mais aussi s'inscrire sur la durée. A ce propos, Paul Zemdjio, expert en TIC pense que « les initiatives des banques en matière de transformation numérique ont souvent été de nature tactique ou graduelle, fonctionnant de manière cloisonnée, limitant leur potentiel à préserver le business existant et à générer des synergies. Les banques doivent élaborer des approches et des méthodes durables pour répondre à ces changements aussi rapidement que possible ».

Autre sujet dans l'aire du temps et également mis en lumière par l'Apeccam : le non remboursement des crédits. Dans une interview, Alphone Nafack, président de l'Apeccam et administrateur directeur général de Afriland First Bank, revient sur la question : « Les créances compromises affectent la rentabilité de nos banques. Les ressources financières immobilisées entre les mains des débiteurs ne sont plus recyclées, ni réinjectées dans le financement de l'économie qui en a tant besoin pour s'oxygéner». Phénomène qui réduit la marge de manœuvre des banques sans parler des tensions de trésorerie de ces structures.

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