Somalie: Violences meurtrières au Darfour - Le Premier ministre et Hemidti sur place

Plus de 74.000 personnes fuient vers le Tchad les violences intertribales au Darfour

Au Soudan, le bilan s'est alourdi à une quarantaine de morts après des affrontements tribaux éclatés dimanche à Al Geneina au Darfour. À l'origine des violences, une querelle entre une personne de la tribu Massalit et une autre arabe. L'incident a dégénéré, des milices arabes s'en prenant à un camp de déplacés Massalit à l'extérieur d'Al Geneina et brûlant des maisons. Mercredi, le Premier ministre Abdalla Hamdok et le général Hemidti se sont rendus sur place.

La situation était encore très tendue ce 1er janvier à Al Geneina et ses alentours. Selon plusieurs sources, l'hôpital, les écoles et les marchés sont restés fermés ce mercredi. Plusieurs témoins ont fait état de tirs en ville ainsi que de déplacement de population. Plusieurs dizaines voire des centaines de personnes appartenant à la tribu Massalit auraient été vues quittant Al Geneina en direction du Tchad.

Selon un journaliste local, la violence qui s'est déclenchée dimanche dans un camp de déplacés à l'est de la ville s'est répandue dans plusieurs villages.

Depuis des années, le Darfour est le théâtre de conflit entre tribus non arabes et arabes, ces dernières soutenues par des milices, armées par Khartoum sous l'ancien régime d'Omar el-Béchir.

On ne sait pas encore si ces milices, notamment les tristement célèbres Janjaweed, du général Hemidti ont participé aux violences de ces derniers jours.

En tout cas, celui qui est devenu le numéro 2 du conseil souverain, un des organes de la transition, s'est rendu à Al Geneina ce mercredi. Il était accompagné par le Premier ministre Abdalla Hamdok pour tenter de calmer la situation.

Les autorités craignent que le Darfour, qui est l'une des trois régions du pays en conflit, ne fasse dérailler le tout nouveau gouvernement de transition.

Le but de ces négociations est d'atteindre une paix durable. Et ce qui est arrivé à Al Geneina menace le processus de paix . Donc les 2 parties - nous-même et le gouvernement - nous sommes mis d'accord pour suspendre ces pourparlers, afin d'arrêter ces tueries. Après cela, nous reprendrons les discussions, mais la priorité pour l'instant c'est de mettre fin à ces violences. Nous voulons que le gouvernement face appliquer la loi, il est responsable de la sécurité de tous les Soudanais...

Mohammed Zakaria, porte-parole des différents groupes armés du pays.

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Plus de: RFI

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