Ile Maurice: Prêts bancaires de Rs 969 millions pour l'achat de véhicules de janvier à fin novembre 2019

L'introduction du métro constitue une avancée pour l'île Maurice. Cependant, rien n'indique que la voiture individuelle, un des moyens de transport préférés des Mauriciens, va céder le terrain dans l'immédiat. Si aucune étude approfondie n'est venue confirmer cette donne, certaines statistiques permettent de penser que le nombre de voitures augmentera sur le marché.

Une des dernières indications de cette tendance potentielle provient des données publiées sur le site de la Banque de Maurice le 31 décembre par rapport aux prêts bancaires consentis de janvier à fin novembre 2019 à des corporations non financières, des foyers entre autres bénéficiaires de ces prêts.

Le montant de prêt accordé à des clients désireux de faire l'acquisition d'un moyen de transport routier s'élève à Rs 969 millions. Rs 957 millions de ce montant a été payé en roupies mauriciennes. Le reste en devises. Si les tendances notées ces dernières années n'ont pas changé, il est raisonnable de soutenir que la part du lion de ces prêts ira définitivement à l'achat de voitures.

Dans une analyse publiée sur son site le 21 novembre, la National Land Transport Authority (NLTA) indique qu'entre 2008 et septembre 2019 le nombre de véhicules sur nos routes est passé de 351 409 à 574 772. La hausse est de 223 363, soit 63,6 %. Le nombre de quatre-roues a été de 248 185, soit la part du lion avec 43,2 %.

Hausse de 127 %

Les quatre-roues sont talonnées par les deux-roues qui représentent 117 705 unités, soit 20,5 % du nombre total de véhicules importés dans le pays de 2008 à septembre de l'année dernière. Les quatre-roues, qui étaient au nombre de 109 507 en 2008, sont passées à 248 185 en septembre de l'année dernière, soit une hausse de 127 %. Si on estime par exemple à 43 % la part des prêts bancaires de Rs 969 millions à de futurs propriétaires de voitures, quelque Rs 416,7 millions leur ont été consacrées.

Par ailleurs, 809 véhicules ont été enregistrés à la NLTA pour le seul mois de novembre 2019. L'intérêt pour les voitures domine ce marché avec 550 ventes, soit 68 %. Le tout-terrain à double cabine arrive en deuxième position, avec une vente de 167 sur 809.

Le marché de véhicules pour le mois de novembre est dominé par les Japonais Toyota (146, dont 76 voitures) et Nissan (94, parmi lesquels 49 voitures). Le Sud-corréen Kia, racheté en mars 1999 par son plus proche concurrent Hyundai Motor, rafle la troisième place au Japonais Mitshubishi avec une vente de 92 véhicules dont 86 voitures. Son compatriote Hyundai occupe la sixième place juste derrière le Japonais Suzuki, avec une vente de 54 véhicules dont 48 voitures.

Constante progression

Le marché des véhicules à Maurice est en constante progression. Sur la base des données de ce marché, entre 2008 et septembre de l'année dernière, répertoriée par Statistics Mauritius, la moyenne de progression par an est de 4,6 %. La hausse la plus conséquente a été enregistrée en 2012 et en 2013. Elle était respectivement de 5,2 % et de 5,1 %.

Ce marché a ensuite connu une baisse de performance en 2014, 2015 et 2016 passant de 4,9 % en 2014 à 4,4 % en 2016. Il y a eu une légère remontée en 2017 et 2018 avec un accroissement de 4,8 % et 4,6 % respectivement. Au dernier pointage en septembre, l'augmentation n'était que de 3,4 %.

Le recours par des Mauriciens à des moyens motorisés de circulation n'est pas sans effet. Dans un rapport publié en août de l'année dernière, Statistics Mauritius fait le point sur les accidents de la circulation routière, un phénomène directement lié à la présence de moyens motorisés sur les routes. Entre janvier et juin de l'année dernière, le nombre d'accidents de la circulation routière est passé à 17 001, soit une hausse de 16,2 % comparativement à la période correspondante en 2018, lorsque le nombre d'accidents était de 14 634.

Accidents

Ces accidents, toujours selon les données fournies par Statistics Mauritius, n'ont pas été sans conséquence pour des vies humaines. Entre janvier et juin de l'année dernière, le nombre de blessés a grimpé de 1 763 en 2018 à 1 834 pour la période correspondante en 2019.

Si le nombre de personnes décédées sur les routes a enregistré une baisse, passant de 88 en 2018 à 69 en 2019, il y a eu toutefois une hausse pour ce qui est des personnes ayant été sévèrement et légèrement blessées. Leur nombre a augmenté de 274 à 304 dans le premier cas soit une hausse de 10,9 %. Dans le second cas, la hausse a été de 4,3 %. Il y a eu 1 401 blessés légers en 2018 contre 1 461 en 2019.

Parmi les usagers de la route, que ce soit ceux qui circulent à pied ou par des moyens motorisés, les plus vulnérables ont été les conducteurs de deux-roues et leur passager, ainsi que les piétons. Sur les 69 personnes ayant trouvé la mort entre janvier et juin de l'année dernière, 24 d'entre elles ont été des conducteurs de deux-roues et leur passager. Vingt et un piétons y ont laissé la vie.

Le rapport de Statistics Mauritius révèle que tous les conducteurs impliqués dans des accidents de la circulation routière n'ont pas honoré leur obligation légale et humanitaire dans de telles conditions. Il y a eu 42 cas de conducteurs qui se sont rendus coupables du délit de fuite.

Paradoxalement, sur ce plan, il y a eu progrès par rapport à la situation qui prévalait au cours du premier semestre de 2018. La police a enregistré 97 cas de délit de fuite des suites d'un accident de la circulation routière en 2018. Soit 55 cas de plus qu'en 2019.

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